14 Décembre 2017

Sénégal: Immixtion dans l'affaire Khalifa Sall - « Benno Bokk Yaakaar » condamne la déclaration d'Anne Hidalgo

Aymerou Gningue, président du Groupe parlementaire «Bby».

Dans une déclaration rendue publique hier, le chargé des Relations internationales et de la Francophonie à la mairie de Paris semble se désoler de ce qu'il appelle la « situation » du maire Khalifa Sall et de la manière dont on voudrait le juger avec une certaine précipitation » qui prouverait que la poursuite en son encontre ne serait pas « naturelle ». Appréciant cette curieuse déclaration, le groupe parlementaire « Benno Bokk Yakaar » a tenu à préciser que les élus sénégalais ne sauraient cautionner « une internationale des maires », même dans une phase embryonnaire, qui viserait à les soustraire aux lois et règles de bonne gestion.

Le groupe parlementaire, selon son président, Aymérou Gningue, s'est, par ailleurs, donné le droit, au nom de l'ensemble des élus, de rappeler que le Sénégal est un pays majeur où le respect des règles de l'Etat de droit constitue une des principales raisons de justification de son statut de démocratie reconnue et respectée à travers le monde. « Ces insinuations qui ne reposent sur aucun fondement sont d'autant plus inacceptables qu'elles sont le fait d'élus d'une commune où, pour des motifs de loin moins évidents que ceux qui justifient la mise en examen de notre collègue, a poursuivi et même condamné de hautes autorités élues de France à travers des procédures et des procès dont les péripéties sont encore fraîches dans nos mémoires », a ajouté Bby.

« Le Sénégal est une République qui s'est dotée d'une Constitution qui attache du prix à la bonne conduite et à la bonne gestion des affaires publiques. Notre pays s'est doté de tous les instruments de contrôle et de vérification du mode de gestion de nos ressources publiques. Il s'est doté tout autant de tous les moyens juridiques, de protection et d'exercice des droits et liberté des citoyens, y compris le respect de la présomption d'innocence et la garantie de tous les moyens de défense en cas de mise en examen », a précisé Bby.

« C'est pourquoi, par respect pour notre pays et nos institutions, nous nous sommes toujours abstenus de toute incursion dans des dossiers pendants en justice et invitons nos collègues français d'en faire autant. Les Sénégalais ont confiance en leur justice qui dit le droit et fait respecter la loi, tout comme dans tous les pays démocratiques », a conclu Bby.

Sénégal

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