15 Décembre 2017

Madagascar: Portrait - Mialy Rajhonson, l'amour de la danse

Sortant de grandes écoles de danse de renom de l'Hexagone, Mialy Rajhonson de son vrai nom avait un grand avenir devant lui, en tant que danseur professionnel en France. En 2004, il décide pourtant de revenir au pays.

« Qui aurait cru que je ferai un jour de la danse, mon métier ? ». Passionné de danse depuis sa plus tendre enfance, Mialy Rajhonson décide cependant de donner une chance à son rêve. Il s'est donc donné les moyens pour le réaliser. « En 1979, nous quittons Madagascar pour nous installer à Paris ». Une chance pour le futur chorégraphe qu'il était à l'époque, puisqu'il peut suivre des études dans de grands instituts de renom. Il s'initie à la danse classique à l'école d'Andrej Glegolski, puis de Yora Leboff. Non satisfait de son parcours, il se professionnalise au centre de danse du Marais à Paris.

Jugeant son « bagage » non complet, il bascule dans le contemporain et s'inscrit à l'école de Peter Goss. Pour ce qui est de la suite, les choses se sont enchaînées naturellement. A la suite de ses études, Mialy intègre la compagnie Peter Goss. Il danse également dans « La force du destin » à l'Opéra de Paris, « Les mamelles de Tireziasses » à l'Opéra comique... Des expériences très enrichissantes qui lui ont permis de se construire une très bonne réputation. Il y en a cependant une qui l'a particulièrement marqué.

Hasard. Venu pour simplement déposer un candidat à une audition pour un spectacle de danse à Monte-Carlo, Mialy s'est retrouvé dans les rangs des participants. « Ce que recherchaient ces gens ? C'était un excellent danseur qui mesurait 1.81m. Or, je ne mesurais que 1.72m. Je n'avais donc aucune chance, puisqu'il me manquait les 9 cm. La folie et l'effervescence qui animaient tous ces gens autour de moi m'ont pourtant contaminé. Je m'étais donc lancé ».

Après tout, il n'avait rien à perdre. Il ne risquait qu'une chose : prendre du bon temps. Cet amateur de cuisine du monde a donc enfilé vite fait une tenue appropriée et a rejoint les quelque 700 personnes dans la file d'attente. Il donne le meilleur de lui-même et se surpasse, pensant n'être là que pour se défouler. A sa grande surprise, Claudette Walker, la chorégraphe qui leur faisait passer les auditions a été complètement émerveillée par sa prestation. « Elle disait que j'avais ce « petit quelque chose » qui fait que je retenais son attention. J'ai été retenu pour l'étape suivante, puis à une autre et encore une autre. A ce stade du concours, j'ai enfin commencé à avoir le trac ! Nous n'étions plus que quatre danseurs en lice ». A son grand bonheur, il figurait parmi les deux candidats retenus pour la finale. « La chorégraphe voulait absolument nous avoir dans son spectacle ». Et ce fut chose faite !

Retour aux sources. Tout ce qu'il entreprenait, Mialy le réussissait. Très sollicité, le chorégraphe participe même à des émissions télévisées, notamment « Star 90 » de Michel Drucker et « Les années tubes » de Jean-Pierre Foucault. Il ressent pourtant un sentiment de manque. Un manque indéfinissable que seul un retour au pays pourrait combler. En 1994, il revient donc dans la Grande Ile. Mais ce n'est pas encore pour s'y établir définitivement. Après un séjour d'un an à Mada, il retourne ensuite à Paris, mais ce sentiment de manque ne l'a pas quitté.

Entre 1995 et 2003, il est partagé entre Madagascar et la France. Ce n'est qu'en 2004 qu'il s'installe pour de bon à Mada. La même année, K'Art voit le jour. Aujourd'hui, la réputation de cette école de danse n'est plus à faire. Mialy, quant à lui continue d'émerveiller avec des spectacles de qualité. Certes, il n'est que rarement sur le devant de la scène, mais Mialy espère que bientôt, ça va changer.

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