15 Décembre 2017

Sénégal: Code forestier - Vers le durcissement des peines

La déforestation est une des préoccupations du ministre de l'Environnement et du développement durable, Mame Thierno Dieng, qui a promis un durcissement des peines.

« Dans le nouveau Code forestier qui est en train d'être adopté, il est prévu de durcir les lois pour lutter contre la coupe abusive de bois. Il y a ce que la loi dit, son esprit et le fait », a affirmé Mame Thierno Dieng, ministre de l'Environnement et du Développement durable (Medd), qui était, hier, l'hôte de l'Hémicycle. M Dieng compte apporter des solutions opportunes à ces équations.

Selon lui, les zones plus atteintes par la coupe de bois sont celles frontalières à la Gambie dont Diouloulou et Médina Yoro Foula.

« Ce sont les Chinois qui reprennent le bois et qui les exportent. Si nous avons une collaboration franche avec la République sœur de Gambie, la solution sera trouvée », a-t-il laissé entendre.

« L'environnement et ce qu'il englobe ne nous appartient pas seul ad vitam æternam, parce que tous les êtres vivants y ont leur droit. Pour ce budget que nous venons de voter tout est prioritaire et important », a déclaré M. Dieng.

Sur un autre registre, le ministre a précisé que le terme « forêt classée » renvoie à un décret qui la protège et seul un autre décret peut l'enlever. Revenant sur le problème des sachets plastiques, malgré son interdiction, il a indiqué que l'Etat a déjà légiféré. Mais, a-t-il avancé, c'est sont une vielle pratique qu'il faut résoudre avec minutie et diplomatie. « Il est plus facile et moins cher de prévenir. Nous sommes responsables des feux de brousse », a affirmé Mame Thierno Dieng, avant d'ajouter que son ministère a un projet appelé « Touba ville durable ». « Quels que soient les milliards générés par une unité industrielle, si les normes environnementales ne sont pas respectées, nous lui appliquerons la loi dans toute sa rigueur, aux seules fins de préserver les populations. Il n'y a aucun projet qui peut se soustraire d'une étude environnementale », a assuré fermement le ministre, reconnaissant tout de même que la décharge de « Mbeubeuss » est un scandale écologique. Auparavant, le député Cheikh Bamba Dièye a alerté sur les risques environnementaux agressant notre cadre de vie. D'où l'intérêt de renforcer la capacité de résilience.

« Le risque n'est pas seulement lié au terrorisme ; il est aussi climatique », a-t-il noté. Pour sa part, la parlementaire Adji Mergane Kanouté a invité à une mise en place de bibliothèques vertes dans les écoles pour sensibiliser les élèves sur l'environnement. De son côté, le député Déthié Fall a plaidé pour une sauvegarde de la bande verte. Alors que Mamadou Diop Decroix a souligné l'avancée de la mer qui est un fléau à combattre, non sans omettre la disparition de la mangrove et des terres cultivables. « Il faut mener une guerre sans merci contre ces phénomènes », a-t-il insisté. Dans le rapport remis aux journalistes, il est mentionné la volonté des autorités de lutter contre les feux de brousse sur la base d'un volontariat en recrutant 25 jeunes par commune. Il a été également regretté l'agression des forêts classées en Casamance. L'occupation de la plage par les hôteliers empêchant la brise marine, les ordures, etc., figure en bonne place dans ledit document de 15 pages.

Au terme des débats, le budget du ministère de l'Environnement et du développement durable a été porté à 21.573.882.060 FCfa en 2018 contre 23.222.477.020 FCfa en 2017, soit une baisse de 1.648. 594.960 FCfa en valeur absolue et 7 % en valeur relative.

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