16 Décembre 2017

Congo-Brazzaville: Paix et sécurite - L'apaisement se précise dans le Pool

Une demi-dizaine de sites déjà répertoriés pour accueillir les ninjas-nsiloulous, les signaux donnés par les derniers développements de l'actualité dans le Pool semblent positifs. Ils font suite à l'appel lancé par le président de la République, le 10 octobre, lors de sa rencontre avec les sages et notables de ce département, mais vont-ils être exploités à bon escient par les parties en présence ?

En proie à l'insécurité depuis près de deux ans, le département du Pool pourrait connaître une fin d'année plutôt calme, affirme-t-on dans les milieux proches du dossier. On n'y signale plus des attaques contre les militaires, et ces derniers ne mènent plus d'opérations contre les ninjas-nsilulous. Certains d'entre eux ont quitté leurs caches et expriment le désir de déposer les armes et se mettre à la disposition de la République. Ils devront, pour ce faire, être cantonnés à Kinkala, Mbanza-Ndounga, Mayama, Mindouli et Linzolo dans les cinq sites apprêtés pour l'occasion. Mais cette volonté de sortir se heurte, affirment les mêmes milieux, à quelques préalables dont celui du statut de Ntoumi.

Poursuivi pour les attaques perpétrées dans les quartiers sud de Brazzaville, le 4 avril 2016, l'ancien délégué général auprès du président de la République chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre a, dans une déclaration largement reprise par les réseaux sociaux ces jours-ci, dénoncé la mise en place, selon lui, d'une commission « parallèle » par le gouvernement. Commission ayant pour mission justement, de travailler au cantonnement des miliciens.

Interrogé par nos confrères de Télé-Congo, le 15 décembre, au journal de 20 heures, Guy-Brice Parfait Kolélas, ancien ministre et président de l'Union des démocrates humanistes-Yuki, disait attendre l'application d'une feuille de route avec un chronogramme précis sur le cantonnement des ninjas-nsiloulous. La situation du Pool n'a pas échappé aux députés qui recevaient le gouvernement, lors d'une séance de questions orales avec débat, le 15 décembre, d'autant que l'un d'eux appelait à privilégier la voie du dialogue avec le chef-rebelle, si l'option de le « capturer » pour le présenter à la justice n'avait pas le moyen d'être remplie.

A l'intérieur même du Pool, il ressort une disparité de vues qui peut être de nature à complexifier davantage la situation et donc prolonger les souffrances d'une population déjà durement touchée par la précarité. Surtout si, comme on l'écoute sans avoir envie de le confirmer sans preuve que les questions financières ( qui va gérer quoi?) seraient aussi au nombre de celles qui multiplient les dissensions.

Le 9 décembre, dans le communiqué de presse diffusé à l'issue du mini-sommet qui les réunissait à Brazzaville, dans le cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, les présidents Denis Sassou N'Guesso (Congo), Joseph Kabila (RD-Congo) et Joao Lourenço (Angola) s'étaient réjouis de l'accalmie observée dans le Pool et appelaient à la consolidation du processus de paix ainsi engagé. Cela requiert des efforts multiples de la part de tous les acteurs impliqués.

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