17 Décembre 2017

Burkina Faso: Abolition de la torture et des disparitions forcées - Des agents de sécurité et de santé outillés

Le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique (MJDHPC) a tenu, les 12 et 13 décembre 2017 à Kaya, une session de formation sur la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et son protocole facultatif et la Convention internationale de protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. La rencontre a regroupé une quarantaine d'agents des forces de défense et de sécurité et de santé du Centre-Nord.

«Outiller les forces de défense et de sécurité et le personnel médical à leur rôle dans la mise en œuvre de la Convention contre la torture et autre peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et la Convention de protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées». C'est l'objectif principal visé par la tenue d'une session de formation initiée par le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique à travers la Direction de suivi des accords internationaux (DSAI), à Kaya les 12 et 13 décembre 2017. Cette formation de 48 heures au bénéfice d'une quarantaine de participants issus des forces de défense et de sécurité et du personnel médical, a consisté essentiellement à échanger autour des textes juridiques relatifs à le torture et aux dispositions ratifiés par la Burkina Faso. Il s'agit de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et son protocole facultatif et la Convention internationale de protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, le protocole d'Istanbul ainsi que les recommandations des comités contre la torture et contre les disparitions forcées. Les échanges et l'exercice pratique sur la «Responsabilité des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre la torture et les disparitions forcées» et des «Défis pour le personnel de santé dans la lutte contre la torture au Burkina Faso» qui ont suivi les communications d'experts du domaine ont également permis aux participants de partager les bonnes pratiques et les expériences sur la question.

Des atteintes à l'intégrité

Pour le secrétaire général de la région du Centre-Nord, Abdoulaye Zéba, qui s'est réjoui de la pertinence du thème, cette session de formation se veut un rappel aux forces de défense et de sécurité ainsi qu'aux agents de santé sur le rôle qu'ils doivent jouer dans la mise en œuvre des dispositions des instruments juridiques. C'est pourquoi il a exhorté les participants à l'assiduité afin de s'approprier le contenu des instruments en vue de se prémunir des sanctions résultant du non-respect des principes et obligations énoncées par ces textes.

Le Burkina Faso a ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et la Convention internationale de protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, respectivement le 4 janvier 1999 et le 3 décembre 2009. Selon les exposés, ces instruments prohibent la torture et les disparitions forcées de façon absolue. Malgré cette interdiction formelle, il est souvent constaté des atteintes à l'intégrité physique des citoyens garantie par l'article 2 de la Constitution, causées par les agents publics notamment les forces de défense et de sécurité.

En rappel, les Conventions contre la torture et les disparitions forcées font obligation aux Etats-parties de prendre des mesures appropriées pour assurer la formation des agents publics en général, et les acteurs du système judiciaire ainsi que du personnel médical, en particulier, sur les dispositions qu'elles contiennent.

Burkina Faso

Internet et démocratie - Les web activistes célèbrent leur grand-messe à Ouaga

A Ouagadougou, les acteurs de changement se rencontrent pour «faciliter la jonction entre les mouvements virtuels… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2017 Sidwaya. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.