18 Décembre 2017

Burkina Faso: CEDEAO - 2020 maintenue pour la création de la monnaie unique

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est rentré à Ouagadougou dans la nuit du samedi 16 décembre 2017, après avoir pris part au sommet du G5 Sahel à Paris et à la 52e session ordinaire de la CEDEAO, à Abuja au Nigeria. A sa descente d'avion, le chef de l'Etat a fait le point de ces deux rencontres.

Le 13 décembre à Paris, les cinq pays du G5 Sahel se sont retrouvés pour discuter de l'état de mise en œuvre de la force conjointe. Le 16 décembre, les pays-membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) se sont rencontrés à Abuja au Nigeria, à l'occasion de la 52e session ordinaire de la CEDEAO. A ces deux évènements majeurs, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a pris part. Il a fait le bilan de ces deux missions à son arrivée à l'aéroport international de Ouagadougou, dans la nuit du 16 décembre 2017. Pour ce qui concerne le sommet du G5 Sahel, il est ressorti, selon le chef de l'Etat, qu'il faut mobiliser des ressources additionnelles au profit du G5 Sahel et créer un cadre juridique pour ces financements. «Nous avons pris la décision d'accélérer le processus de mise en œuvre de cette force conjointe. Aussi, avons-nous décidé que toutes les ressources soient consacrées au secrétariat général du G5 Sahel», a confié Roch Marc Christian Kaboré.

A propos de la 52e session de la CEDEAO, le chef de l'Etat a soutenu que les échanges ont porté sur des questions politiques, économiques et sécuritaires. A ce sujet, les situations en Guinée-Bissau, au Togo et en Gambie se sont invitées aux débats. Sur la situation en Guinée-Bissau, Roch Marc Christian Kaboré a manifesté sa volonté de retirer ses troupes si les dettes dues ne sont pas épongées. «Nous avons des troupes dans ce pays qui participent au maintien de la paix. J'ai dit au président de la CEDEAO et de la Guinée-Bissau que si nous devrons rester dans cette situation, nous serons obligés de retirer nos troupes parce que non seulement la CEDEAO nous doit de l'argent qu'elle ne nous paie pas mais en plus de cela, nous-mêmes avons de grands défis sécuritaires au plan national», a déclaré le président du Faso. Pour le Togo, les chefs d'Etat ont préconisé le dialogue intérieur entre majorité et opposition.

La Côte d'Ivoire assure la présidence de la Commission

A ce titre, les présidents guinéens et ghanéens ont été désignés pour suivre ce processus de dialogue. Au niveau de la Gambie, le président Kaboré a insisté sur la question de la gestion des troupes qui interviennent dans le maintien de la paix. Une gestion qui devrait être assurée par la CEDEAO mais qui n'est pas respectée.

«Dans ce pays où interviennent des troupes aussi bien du Sénégal et du Nigeria, les forces doivent être prises en charge par la CEDEAO. Mais finalement, cette question pose problème. Pour l'instant, ce sont les Etats qui prennent en charge leurs troupes», a-t-il dit. Sur la question relative à la monnaie, Roch Marc Christian Kaboré a affirmé que l'option de la création de la monnaie de la CEDEAO en 2020 est toujours maintenue. Toutefois, les chefs ont convenu que cela sera fait de façon progressive en considérant que les pays qui pourront répondre aux critères de convergence vont commencer en attendant que les autres puissent intégrer le processus. Au plan économique toujours, le président du Faso a souligné un autre aspect qui concerne le prélèvement communautaire.

Une stratégie dont le but est de contribuer à renflouer les caisses de la CEDEAO, mais qui rencontre des difficultés. A l'entendre, 60% de ces prélèvements doivent être consacrés à des besoins de développement économique et 40% pour les besoins de fonctionnement. « Le constat général est que finalement, les Etats ne paient pas les prélèvements à temps et il y a beaucoup de retards. Nous avons insisté sur le fait que si nous voulons être crédibles, les Etats doivent payer à temps et régulièrement leurs prélèvements pour permettre de respecter le programme de développement et du fonctionnement de l'institution », a affirmé M. Kaboré.

Par ailleurs, les chefs d'Etat de la CEDEAO ont décidé de confier la présidence de la Commission à la Côte d'Ivoire. Ils se sont également prononcés sur l'entrée du Maroc au sein de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest. «Des études avaient été menées par la Commission. Mais les chefs d'Etat ont considéré que les études étaient sommaires et ne permettaient pas de prendre une décision. Nous avons demandé à la Commission leur reprise de façon approfondie afin qu'à la prochaine rencontre, nous puissions nous prononcer sur cette question», a dit Roch Marc Christian Kaboré.

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