18 Décembre 2017

Congo-Kinshasa: Loi électorale - La MP met fin aux partis mosaïques

Ceux qui avaient placé leurs espoirs dans le Sénat faire bouger les choses comme fut le cas en janvier 2015, ont déchanté. Le miracle n'a pas eu lieu le vendredi 15 décembre 2017. La Majorité Présidentielle (MP) a réussi sans casse son coup, celui visant à éliminer tous partis des mallettes que sa hiérarchie qualifie de «mosaïques», pourtant créés avec sa bénédiction !

En effet, sur les trois principaux points de divergences qui opposaient le Sénat à l'Assemblée nationale, il n'y a qu'un seul qui a été élagué à savoir : le recours ou l'emploi de la machine à voter. Les deux autres, en l'occurrence le seuil éligible et la électorale, n'ont pas bougé d'un iota. Ils restent tels l'Assemblée nationale les avait adoptés, c'est-à-dire à 1% pour seuil éligible et 1.600.000 FC ou l'équivalent de 1000 américains pour la caution à verser par le candidat député national.

Par ailleurs, le maintien de ces points de divergences dans la loi suscité beaucoup d'agitation au sein de la majorité présidentielle, notamment parmi les petits partis qui voient leur survie menacée, que dans l'opposition.

Si à l'opposition, on s'exprime clairement sur la question dénoncer le danger qui menace la démocratie avec le d'instauration d'un parti unique ou dominant, cela n'est pas le pour les responsables des partis dits mosaïques de la MP. préfèrent s'exprimer hors caméras et micros, pour ne pas s'exposer la sanction de la hiérarchie à même de conduire à la perte avantages (poste ou mandat).

Kengo floué ou dans le coup ?

La question est sur toutes les lèvres de ceux qui s'intéressent à politique. Deux hypothèses sont plausibles pour les analystes, soit président du Sénat Léon Kengo wa Dondo était dans le coup, soit il été roulé par ses partenaires.

Dans la première hypothèse, le fait que le président de la haute ait envoyé d'autorité la loi électorale à la politique, administrative et juridique (PAJ) après le débat l'avoir soumise, comme l'exige la procédure en la matière, à sanction de la plénière à travers le vote de recevabilité, a pas mal d'interrogations et suspicions parmi ses collègues sénateurs.

Car, Léon Kengo sait très bien qu'en cas de persistance divergences entre les deux chambres, c'est l'article 135 de Constitution qui s'applique. Or, celui-ci donne l'avantage à version de l'Assemblée nationale. D'où, en agissant ainsi, président ait fait une passe en or à la famille politique parce sachant bien qu'on allait aboutir à l'imposition de la de l'Assemblée nationale, surtout qu'il était sans ignorer l'adoption de cette loi à l'Assemblée nationale avait provoqué remous, notamment le boycott des députés de l'opposition.

Dans la deuxième hypothèse, on estime que Léon Kengo serait peut- victime de la bonne foi. Il aurait ainsi placé sa confiance en promesse de trouver une solution consensuelle au niveau de commission mixte paritaire Assemblée nationale - Sénat autour points de divergences. Hélas, c'était sans compter avec détermination de la MP qui tient coûte que coûte à imposer son diktat.

Si tel serait le cas, alors c'est sa crédibilité qui pourra en pâtir.

Pour qui roulent les élus ?

Une autre interrogation que l'opinion se pose est celle de pour le compte de qui agissent les élus. Car, partout au monde, élu tient compte des aspirations de ses électeurs. Ce pacte conclu avec le peuple à travers les élections semble rompu en République démocratique du Congo où la plupart des obéissent plus aux mots d'ordre de leurs familles politiques qu' peuple qui leur a donné mandat.

Les Américains viennent encore d'en donner l'illustration par rejet d'une énième initiative soutenue par le président Donald Trump,

mais jugée contreproductive pour le peuple. Pourtant sa politique détient la majorité.

Jusques à quand ceux qui parlent à longueur de journées au nom peuple continueront-ils à privilégier leurs intérêts égoïstes détriment de la volonté de celui qui les a mandatés ?

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