23 Décembre 2017

Niger: Emmanuel Macron s'engage pour l'éducation des femmes et le développement

A l'issue d'une réunion de travail de près de trois heures, Emmanuel Macron et Mahamadou Issoufou se sont exprimés lors d'une conférence de presse commune à Niamey, le 23 décembre. La politique de développement pour le Sahel a été au centre des thèmes abordés. Les présidents français et nigérien se sont notamment attardés sur l'éducation des jeunes filles.

En plus d'un renforcement de la coopération militaire, la France a décidé de mettre l'accent sur le développement de la région sahélo-saharienne, a annoncé Emmanuel Macron à Niamey. Cette mission va revenir à l'alliance pour le Sahel, dotée de 200 millions d'euros provenant de différents bailleurs, parmi lesquels l'Agence française de développement ou encore le Programme des Nations unies pour le développement.

Cet outil va être utilisé dans les pays membres du G5 (Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Niger, Tchad), mais également au Sénégal. Objectif : réaliser des projets ciblés à impact rapide, comme l'amélioration du réseau électrique, de l'agriculture, ou encore l'accès à l'éducation.

Focus sur l'éducation des jeunes filles

C'est justement sur ce point que la France a décidé de s'engager plus fortement au Niger. Au moins quinze millions d'euros supplémentaires vont être versés pour améliorer les politiques nigériennes en matière d'enseignement des jeunes filles. Mais aussi de soutien au planning familial et de lutte contre les mariages forcés. L'hexagone entend ainsi aider « directement les familles, pour que le choix de la scolarisation prime sur d'autres considérations ».

Emmanuel Macron « souhaite qu'il y ait la possibilité pour les jeunes filles, partout en Afrique, de choisir le nombre d'enfants qu'elles veulent ». Sur la même longueur d'ondes, le président Mahamadou Issoufou a détaillé le lien étroit entre l'éducation des jeunes filles et l'explosion démographique que connaît le Niger. « L'éducation gratuite et obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans a un double avantage : permettre d'éviter les mariages précoces, les grossesses précoces ».

Le président nigérien y voit même un troisième avantage, « créer les conditions de la transition démographique ». Car le Niger connaît un des taux de fécondité les plus importants au monde, avec 7,6 enfants par femme.

Alors, pour aider le pays à mieux modifier sa transition démographique, l'idée est d'amener le plus de jeunes filles possible vers l'enseignement secondaire. En effet, lorsqu'elles poursuivent plus longtemps leurs études, les femmes font moins d'enfants.

Si le le démographe nigérien Hamidou Issak Maga ne conteste pas ce point, il estime néanmoins qu'il reste encore beaucoup à faire. D'une part, parce que la volonté présidentielle « n'est pas vraiment traduite concrètement ». D'autre part, parce que « le niveau de développement du Niger fait en sorte que les gens comptent sur leurs enfants » et maintiennent ainsi un niveau de fécondité élevé.

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