29 Décembre 2017

Madagascar: Vol de boeufs - Les dahalo font cent otages en sept mois

Monnaie courante. La prise d'otage n'est plus chose nouvelle depuis mai dans la stratégie des voleurs de bœufs. Le bilan statistique de la gendarmerie enregistre cent prisonniers des dahalo, depuis le 28 mai. Trente-et-un cas d'invasion des bandits suivie de kidnapping ont été recensés.

D'après les confrontations des points de situation collectés par le service de communication et des relations publiques de la gendarmerie, ce mode opératoire est apparu pour la première fois à Tambazo, commune de Malaimbandy, district de Mahabo, dans le Menabe. Cette région occupe le premier rang où la gendarmerie a constaté sept cas, dont un élément d'intervention s'est fait également prendre par une horde de dahalo impitoyable, à Ankilizato. Six enfants et plus de douze femmes figurent parmi les centaines de captifs.

Sans scrupule, les dahalo ont fusillé six otages, dont une mère de famille en représailles à la tentative de libération procédée par les forces de l'ordre. Ces exécutions ont eu lieu à Beroroha, en juillet, à Ankazobe et à Tsaratanàna, ce weekend. Le député du district, Jaona Ratefiarivony, a révélé que près de trois mille zébus ont été dérobés dans sa circonscription depuis juin.

Effort

Les éleveurs malgaches ne sont plus épargnés par ce nouveau genre de crime qui, auparavant semble prendre pour cibles les Français d'origine indienne. « Nos statistiques font état de cinq prises d'otages relevées dans la région Boeny, sept dans le Menabe, deux dans l' Amoron'i Mania, trois dans le Melaky, deux dans la Haute Matsiatra, deux dans le Bongolava, six dans le Betsiboka, deux dans l'Ihorombe et deux dans l' Analamanga », énumère une source proche du secrétariat d'État chargé de la gendarmerie. Des militaires, policiers, gendarmes, présidents de fokontany, JAMA (ceux qui se chargent de la sécurité locale), bouviers, tous innocents y ont déjà trouvé la mort. Les quatre-vingt-quatorze otages survivants ont été libérés, ils sont sains et saufs. Aucune rançon n'a été réclamée. Ce bilan démontre que l'insécurité grandissante en matière d'enlèvement, que ce soit celui des « Karàna » ou des Malagasy restera toujours d'actualité pour l'année 2018.

Face à ce ras-le-bol des actes de banditisme tant urbain que rural, les forces de l'ordre s'évertuent avec leurs moyens et savoir-faire à affronter les dahalo. Après l'installation du bataillon interarmes de l'armée (BIA) à Ihosy, l'incursion des bandits s'étend vers la partie Ouest et Nord du pays. C'est ce que se plaignent les élus du Menabe, Melaky et Betsiboka dans des entretiens téléphoniques, dans la journée d'hier.

Pour le district de Mahabo, un enlèvement faisant suite à une tentative de vol de bœufs a été signalé, hier. La victime, un enseignant de l'école primaire publique (EPP) de Malaimbandy est toujours entre les mains des dahalo ravisseurs. Le commandant de brigade locale n'a pu être joint.

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