30 Décembre 2017

Madagascar: Sécurité du président - Un assassin présumé en cavale

Un Français arrêté avec du matériel de sniper, peu avant la Fête nationale, s'est évadé de prison. La loge présidentielle a été quadrillée de vitres pare-balles lors du défilé.

Une menace d'assassinat présidentiel sur le tapis. L'évasion dans la nuit de jeudi à vendredi d'un ressortissant français, placé en détention préventive à la maison de force Tsiafahy quelques jours avant la célébration de la Fête de l'indépendance, met sous le feu des actualités une crainte d'attentat contre le Président, lors de la parade militaire du 26 juin au stade municipal de Mahamasina.

Après un séjour aux côtés des détenus criminels de Tsiafahy, le Français a fait l'objet d'un transfert à la maison centrale d'Antanimora pour de meilleures conditions carcérales. Des raisons de santé ont été évoquées.

Survenue dans des circonstances des plus interlopes, l'évasion a de quoi laisser pantois. Des informations filtrées au compte-gouttes soulignent que le prévenu était en cours d'évacuation sanitaire à l'hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona lorsqu'il s'est fait la belle par des moyens qui laissent rêveur.

Ce coup de théâtre secoue comme un prunier. Un avis de recherche a été lancé et le dispositif de contrôle aux frontières renforcé.

Mercenariat

À l'aéroport international d'Ivato, au portail de sortie potentielle du fugitif, les hommes du service central de la police de l'air et des frontières sont aux-aguets.

Mise en sourdine au moment des faits dans un souci de contenir l'opinion publique, la menace sérieuse a été, toutefois, dévoilée à son summum par les vitres blindées ayant quadrillé la loge des officiels, perchée à la crête de la tribune centrale où étaient installés le Président, le Premier Ministre ainsi que les chefs d'institution pendant le défilé.

La panique a saisi la garde présidentielle ainsi que les entités en charge de la sécurité, depuis que le suspect est tombé dans les mailles des filets tendus par la police criminelle, moins d'une semaine avant la célébration. Pris en possession de camouflages de tireur embusqué et d'armes d'exercice de sniper, celui-ci a été envoyé dare-dare au pénitencier de Tsiafahy, au terme de sa comparution au Parquet

Outre le matériel compromettant sur lequel les limiers des forces de police ont mis la main sur la base d'informations, le Français incriminé est, de surcroît, soupçonné de recrutement de mercenaires pour mettre à exécution des actes de déstabilisation.

Une source proche du dossier met, pour sa part, à nu des affaires épineuses concernant le prévenu en Afghanistan et dans des pays d'Afrique.

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