1 Janvier 2018

Burkina Faso: Putsch de septembre 2015 - Eddie Komboïgo blanchi et Gilbert reste en prison

La Chambre de contrôle du Tribunal militaire de Ouagadougou a, au cours d'une audience à huis clos, le vendredi 29 décembre 2017, statué sur le dossier du coup d'Etat manqué de septembre 2015. Les charges qui pèsent contre plusieurs inculpés ont été confirmées, pendant que d'autres présumés complices ont été blanchis.

Plusieurs inculpés dans le dossier du putsch manqué de septembre 2015 ne se présenteront plus devant les juges pour cette affaire. Ils ont bénéficié d'un non-lieu dans ledit dossier, le vendredi 29 décembre 2017, au cours d'une audience de la Chambre de contrôle du Tribunal militaire. Il s'agit de l'ex-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), Eddie Komboïgo, de la journaliste, Caroline Yoda, du colonel Yacouba Ouédraogo et de Mathias Ouédraogo. « Notre client Eddie Komboïgo a été totalement blanchi. On a essayé par tous les moyens de le mettre dans cette affaire de putsch », a indiqué Me Issouf Kabré, l'un de ses avocats, à sa sortie d'audience. Accueilli par plusieurs militants du CDP et des proches, l'homme politique a été on ne peut plus clair : « Le CDP n'est mêlé ni de près ni de loin dans le putsch ». D'ailleurs, il a annoncé son retour prochain dans l'arène politique nationale.

Par contre, le Tribunal a confirmé la résidence surveillée de Djibrill Bassolé et la détention de Gilbert Diendéré. Le dernier cité, considéré comme le cerveau du coup d'Etat, a été inculpé de « meurtres, coups et blessures, incitation à la commission d'actes terroristes, attentat à la sûreté de l'Etat et trahison », a déclaré Me Mathieu Somé. D'autres soldats de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont été chargés par de nouvelles infractions. « Un de mes clients qui avait bénéficié d'un non-lieu total, depuis l'ordonnance du juge d'instruction, est désormais accusé de charges très lourdes : acte de terrorisme, crime contre l'humanité, complicité d'attentat à la sûreté de l'Etat, complicité de coups et blessures volontaires », a ajouté Me Larousse Hien. Plusieurs avocats ont déjà annoncé que des pourvois en cassation seront formulés contre certaines décisions de la Chambre de contrôle.

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