1 Janvier 2018

Burkina Faso: Saint-Sylvestre à Sya - 2018 accueillie en prières et festivités

A l'instar des populations des autres localités du Burkina Faso, les Bobolais ont célébré la Saint-Sylvestre, marquant la fin de 2017 et le début 2018. Dans la capitale économique, l'évènement a été marqué par des festivités et des prières.

La nuit du dimanche 31 décembre 2017 au lundi 1er janvier 2018 a été agitée dans la ville de Bobo-Dioulasso. La capitale économique du Burkina Faso a, en effet, sacrifié à la tradition de la Saint-Sylvestre. Cette soirée marquant la transition entre 2017 et 2018 a mobilisé hommes, femmes et enfants dans la cité de Sya, qui ont tous accueilli la nouvelle année dans la joie. Dès la tombée de la nuit, l'ambiance de la ville pouvait témoigner de l'importance de l'évènement. Les grandes artères et certains édifices étaient parés de lumières aux mille couleurs.

Tandis que les débits de boissons laissaient bruyamment résonner la musique. Les autorités communales ont apporté aussi leur touche pour renforcer l'éclat de l'évènement à travers l'organisation d'un plateau artistique à la place des Martyrs. Les personnalités administratives de la ville et de nombreux riverains ont pu ainsi y suivre des prestations d'artistes-musiciens. La nuit de la Saint-Sylvestre n'est pas seulement marquée par des réjouissances.

Des prières pour accueillir la nouvelle année

A côté de l'aspect festif, se dresse la célébration spirituelle de l'évènement. Au lieu de festoyer, certains ont préféré consacrer ladite nuit aux recueillements. Un tour dans quelques lieux de culte chrétiens nous a permis de nous en apercevoir. Au Temple Bethel, situé au quartier Colsama (secteur 21), c'est une église pleine de fidèles que nous avons trouvée sur place. Pour le pasteur Jean Martin Sanou, choisir l'église pour passer cette soirée est une opportunité pour lui et ses fidèles « d'être aux pieds du Seigneur pour recevoir ses bénédictions et lui confier le début de l'année nouvelle ».

Car, il a dit être convaincu que les prières qui montent à Dieu à la fin et au début d'une année sont sources de bénédictions. « Mon souhait est nous mettions notre confiance en Dieu, de qui tout dépend », a-t-il ajouté. Même son de cloche pour Bilélé Yaro, un fidèle du temple. « Pour nous chrétiens, nous pensons que c'est un moment assez solennel de venir marquer une pause pour remercier Dieu pour toutes ses bontés », a-t-il confié. Avant de souhaiter la paix et la stabilité pour le Burkina Faso afin, a-t-il dit, que les autorités politiques puissent conduire le pays comme il se doit. Autre lieu de culte, la cathédrale Notre Dame de Lourdes. C'est le même constat. Des fidèles catholiques se sont réunis pour la même cause : rendre grâce à Dieu.

C'est le cas de Michel Kiénou, un fidèle catholique, qui entend confier la nouvelle année au « Tout-puissant » afin qu'elle soit meilleure que celle qui vient de s'écouler. Les forces de l'ordre étaient aussi de la partie. Des agents des polices nationale et municipale, des Volontaires adjoints de sécurité (VADS) ont pris d'assaut les principaux croisements de la ville. Sans oublier les patrouilles continues de la Brigade anti-criminalité (BAC) et de la gendarmerie qui se faisaient remarquer. Après minuit, nous avons fait une escale, au commissariat central de police de Bobo-Dioulasso pour nous enquérir du climat sécuritaire qui prévalait dans la ville en ce moment. Les agents trouvés sur place nous ont assurés qu'aucun incident majeur ne leur est parvenu. Même s'ils ont trouvé prématuré de nous dresser un bilan sécuritaire exhaustif.

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