2 Janvier 2018

Congo-Kinshasa: 2018 - Nangaa confirme la tenue des élections !

Il l'a dit le 30 décembre dernier aux patrons de presse, lors d'un échange d'environ trois à quatre heures, à la Maison des élections, située dans l'ex-Kin Mazière, à la Gombe.

Corneille Nangaa Yobeluo, Président de la CENI, était là, pour tirer au clair une série de questions d'actualité parmi celles qui intéressent, particulièrement, la marche du processus électoral. En un mot comme en mille, il y a lieu de retenir qu'au-delà de toutes les considérations éparses, Nangaa, se prenant désormais au sérieux, confirme la tenue des élections à la date du 23 décembre 2018. Cette fois-ci, dit-il avec insistance, ce sera la bonne. "Ceux qui n'y croient pas, seront simplement désillusionnés", lance-t-il à l'endroit de tous les contrevenants ou acteurs politiques opposés au calendrier publié le 5 novembre 2017.

L'agenda du Président de la CENI accordait la priorité à la sensibilisation des patrons de presse. Tenez ! Rendez-vous fixé à 10 heures. Nangaa arrivé sur le lieu avant tout le monde. Quelques minutes après, c'est un responsable d'un des médias actifs à Kinshasa, qui arrive et le retrouve. Début de la conversation. Tout de suite, Nangaa est dans le vif des sujets brûlants. Détendu et serein, un temps plus tard, il voit venir un à un, ces patrons de presse à qui, il accorde finalement, quelques minutes de rattrapage. C'est vers 10 H45' que la partie officielle commence par l'hymne, avant, évidemment, de s'étendre à tous les sujets qui fâchent : loi électorale, calendrier électoral, fichier électoral,... aucune matière n'a été épargnée.

Sur son passage, Nangaa revient de façon détaillée sur toutes les motivations et arguments. Très déterminé, il voulait, à tout prix, convaincre. Mais, c'était sans compter avec la pugnacité de son auditoire qui l'a, plutôt, livré à un difficile examen de passage. Voilà comment la rencontre durera plus d'heures que prévues. D'un bout à un autre, à l'analyse de sa démonstration, un seul message. "Les élections auront bel et bien lieu". Voilà tout. Et, il appartient, selon lui, aux acteurs politiques de prendre au sérieux ce rendez-vous là.

Dans la foulée, après toute la gymnastique qu'elle a subie au Parlement, la loi électorale, dans ses dispositions consécutives au seuil de représentativité, au cautionnement ainsi qu'à la machine à voter, s'est invitée au menu de ces discussions à ciel ouvert.

Et, sur ce dernier volet, Nangaa dit qu'il n'y aura pas d'élections sans machines à voter. Ce qui, du coup, a suscité, une fois de plus, un débat houleux. Même si, en définitive, les patrons de presse, à leur corps défendant, lui ont laissé le temps d'en finir avec l'essentiel de son synopsis sur la problématique des élections à venir.

Quoi qu'il en soit, Nangaa qui, la main sur le cœur, regrette que Jeune Afrique ait publié, tout récemment, son Plan de décaissement de l'ordre de 435 millions de dollars, réaffirme, cependant, sa foi en la matérialisation du processus électoral, pour peu que chaque partie prenante joue sa partition.

Il regrette également que la communauté internationale qui exigeait le calendrier, pour financer les élections en soit arrivée à la ritournelle. Selon lui, elle est passée à une autre exigence, celle du Plan de décaissement. Mais, voilà. Après qu'on lui ait remis une copie de ce Plan, juste environ trois jours après, on le retrouve dans la presse... dans Jeune Afrique.

Se disant trahi, Nangaa dit ne pas baisser la garde. Quand bien même que ces mêmes partenaires développement maintenant de nouveaux crédos : droits de l'homme, application de l'Accord de la Saint Sylvestre et consorts, pour aller aux élections.

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