3 Janvier 2018

Tunisie: Consommation à proximité des lycées - Tendance à la hausse

Plusieurs études ont été élaborées dans le cadre de la lutte contre la drogue mais l'absence de plans d'action visant la protection des jeunes en milieu scolaire est toujours à déplorer aussi bien du côté de la société civile que du gouvernement.

On ne faisait, à longueur d'année, que constater les dégâts et publier des statistiques alarmantes, reléguant aux oubliettes les recommandations susceptibles de juguler ce phénomène. On s'attend aujourd'hui à ce sursaut salvateur et à une stratégie de lutte intégrant toutes les parties prenantes, et en premier lieu, les ministères de l'Intérieur, de la Justice, de la Santé, des Affaires sociales, de l'Education ainsi que la société civile.

«Tranquille, l'ado qui fume son joint à la sortie de l'école française à La Marsa, à trois mètres de la voiture des policiers...». Ce texto a été publié en novembre dernier sur la page facebook d'un correspondant d'un journal français et a provoqué le courroux des parents. Il ne faut pas tomber dans le piège de l'extrapolation, mais ce n'est pas un fait nouveau. La consommation de cannabis (zatla) à proximité des lycées par des jeunes des deux sexes est un fait avéré. Les solutions sécuritaires axées surtout sur la réprimande ne peuvent apporter le résultat escompté et la présence de la police à proximité des lycées est plutôt dissuasive.

Le nombre des affaires de drogue enregistrées durant la période allant du 1er janvier au 30 novembre 2017 est de 4.789, avait déclaré le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khelifa Chibani, lors d'un point de presse tenu dernièrement.

Quels mécanismes pour la lutte ?

Durant ces dernières années, toutes les statistiques confirment l'augmentation de la consommation de drogues et surtout du cannabis chez les jeunes. L'Institut tunisien des études stratégiques (Ites) s'est d'ailleurs penché sur cette question à l'occasion d'une conférence organisée en décembre dernier en présence de représentants des parties prenantes (gouvernement et société civile).

Selon l'Ites, la Tunisie est considérée comme un pays de transit pour le trafic de drogue et non de consommation ou de production. L'Institut a souligné aussi l'augmentation des crimes liés à la consommation de produits psychotropes et a appelé à l'adoption d'une stratégie nationale de lutte contre la drogue et à appuyer les efforts de prévention dans le contexte général de la lutte.

Il a aussi plaidé pour la mise en place d'une structure de collecte et d'analyse des cas de consommation de drogue, tout en appelant à la révision de la législation sur les drogues. Une législation que les observateurs qualifient de répressive et qui a montré ses limites.

L'Ites publiera bientôt une étude globale autour de ce phénomène, les statistiques se rapportant à la consommation de la drogue, et les recommandations visant à lutter contre ce fléau.

Tunisie

Après les manifestations et les arrestations, les procès

En Tunisie, après les manifestations, l'heure est au décompte des arrestations et à la justice. Plus »

Copyright © 2018 La Presse. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.