3 Janvier 2018

Congo-Kinshasa: Violences - Réaction des trois institutions de l'Eglise catholique

L'Eglise catholique au Congo est montée au créneau, ce mardi, après la répression des marches à l'appel du Comité des laïcs chrétiens.

L'archevêque de Kinshasa, le cardinal Monsengwo, a parlé de barbarie pour les actes posés par les forces de sécurité, tirs à balles et réels et à bout portant, vols dans les églises, et ce alors que la police assure n'avoir fait aucun mort dans le cadre de ces manifestations et avoir agi avec professionnalisme.

La Conférence épiscopale et la Nonciature ont également communiqué. Trois textes pour trois institutions, chacune est restée dans son rôle pour défendre l'Eglise qui fait l'objet de critiques du camp présidentiel.

L'indignation, c'est le Cardinal Monsengwo qui l'a porté. Des mots très durs à l'égard des forces de sécurité pour « dénoncer, condamner, stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement ni plus ni moins que la barbarie ».

L'archevêque de Kinshasa parle d'un accord politique de la Cenco « violé volontairement », « d'intérêts occultes, comme par exemple, le maintien au pouvoir par des méthodes anticonstitutionnelles ». « Nous voulons un Congo des valeurs et pas des anti valeurs », conclut l'archevêque de Kinshasa.

La Cenco - elle - avait choisi un autre angle d'attaque. Dans son communiqué, la Conférence épiscopale a dénoncé des manœuvres visant à diviser l'épiscopat.

En ligne de mire, ses paroles déformées par certains médias ou acteurs en amont de ces marches visant à donner l'impression qu'un évêque ou un autre était contre ces initiatives.

Mais son secrétaire général, l'Abbé Nshole, est formel : les évêques sont unanimes et aucun n'a désapprouvé ces marches.

En attendant la prise de parole des prélats congolais, la Nonciature avait tenu à rappeler deux points : d'abord le fait qu'il existe une doctrine sociale de l'Eglise qui promeut la justice sociale, permet la défense des droits civils et politiques.

Mais qu'au-delà de ça, le pape n'a ni à approuver ni à désapprouver ces marches et autres initiatives. « Ce sont les évêques qui gèrent leur diocèse », rappelle la Nonciature tout en assurant que l'absence d'un appui officiel correspondait à une question de droit et nullement à un jugement porté sur la Conférence épiscopale du Congo ou ses fidèles que le pape François suit et soutient.

L'archevêque de Kinshasa aurait été mieux inspiré de reconnaître contrairement à son affirmation que le malaise sociopolitique que traverse notre pays n'a pas pour origine une prétendue application de l'accord de la Saint-Sylvestre.

Congo-Kinshasa

L'ONU lance un appel d'urgence pour prévenir la famine dans le Kasai

Les agriculteurs qui ont fui leurs villages à cause du conflit ont raté trois saisons agricoles… Plus »

Copyright © 2018 Radio France Internationale. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.