3 Janvier 2018

Sénégal: Réduction des intrants chimiques - La biotechnologie adoptée par 32% des producteurs dans les Niayes

Après deux années de mise en œuvre dans la zone des Niayes, le projet Fnraa/Agrobio enregistre des résultats importants concernant la réduction des intrants chimiques dans les périmètres maraîchers.

Améliorer durablement l'utilisation des intrants biologiques dans le maraîchage et réduire dans la foulée les intrants chimiques dans les habitudes culturales, c'est le pari que les producteurs maraîchers de la zone des Niayes veulent réussir grâce au projet bio mis en œuvre par le Fonds national de recherches agricoles et agroalimentaires (Fnraa) dans le cadre du Ppaao/Waapp.

Introduit dans la zone des Niayes depuis bientôt deux ans, cette nouvelle technologie suscite un engouement réel chez les maraîchers de la zone d'après ceux qui ont pris part à l'atelier tenu le 28 décembre 2017 au Centre de développement de l'horticulture de Cambérène à Dakar.

Ils soutiennent que plus de 32% des producteurs maraîchers ont adopté les bio-pesticides au détriment des intrants chimiques, selon les déclarations du responsable dudit projet, Saliou Ngom.

« Après seulement deux ans de mise en œuvre, nous avons constaté que le nombre d'utilisateurs d'intrants bio ne cesse de croître dans les Niayes, principale zone de production de produits horticoles au Sénégal », a soutenu le Dr Ngom, au terme de l'atelier.

Dans la même lancée, le président de la Fédération des producteurs de la zone du Djender, Doudou Diop, estime que l'Etat et les acteurs du monde rural doivent s'inscrire dans cette dynamique de réduction des intrants chimiques dans l'agriculture car c'est problème de santé publique.

« Ce projet est venu à son heure car il s'agit d'améliorer la santé animale et végétale », a indiqué le producteur. Le directeur du Cdh, Youga Niang n'a pas manqué d'attirer l'attention sur les effets néfastes des pesticides chimiques dans la production agricole.

« Ces intrants chimiques présentent certes des avantages pour améliorer quantitativement les productions agricoles mais engendrent souvent de multiples inconvénients d'ordre environnemental tels que la contamination des produits, la pollution des ressources naturelles et les problèmes d'intoxications fréquentes chez les utilisateurs », affirme-t-il.

M. Niang invite les acteurs à encourager le développement de stratégies adaptées et durables pour infléchir les tendances. Il estime à ce sujet que le projet de validation de méthodes alternatives en milieu paysan représente une solution pour réduire l'usage des produits chimiques par les producteurs.

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