3 Janvier 2018

Angola: Des concessionnaires s'opposent au projet de loi d'importation de voitures d'occasion

Luanda — Le Gouvernement angolais prépare une proposition de loi d'importation de véhicules légers et lourds d'occasion, jusqu'à cinq ans et huit ans respectivement, mais les concessionnaires à Luanda préconisent la prorogation du délai de huit à 15 ans, des classes correspondantes.

Le ministre des Transports, Augusto Tomás, a fait connaître récemment que les études de mise en œuvre et réglementation de ce projet de loi étaient déjà consolidées, restant seulement à trouver un consensus entre les différentes sensibilités de la société en tant que concessionnaires de véhicules et d'autres agents commerciaux.

Il a souligné l'évaluation de la politique d'importation de moyens, la réglementation appliquée, l'assistance technique post-vente et la sécurité routière comme facteurs à prendre en compte dans l'importation de véhicules d'occasion.

«Il est nécessaire de prendre des mesures équilibrées qui répondent aux intérêts de tous les citoyens. Voilà pourquoi le gouvernement travaille à l'analyse et adoption de cette loi, qui sera bientôt présentée au public», a-t-il ajouté.

Il y a huit ans que l'Angola n'importe que des véhicules légers utilisés jusqu'à trois ans et lourds jusqu'à cinq ans, une mesure qui était auparavant applaudie, mais qui a commencé à être remise en cause au cours des quatre dernières années en raison des difficultés économiques du pays.

En dépit de la mesure actuelle prise par le Gouvernement angolais, les concessionnaires et revendeurs d'automobiles louent l'initiative, mais ils affirment à l'unanimité l'extension du délai prévu par la loi.

Dans un reportage réalisé mercredi par l'Angop, les vendeurs d'automobiles se sont montrés sceptiques à l'application de cette loi, si elle ne résout pas le problème de la disponibilité des devises pour les importations.

Reda Soleiman, directeur commercial de la concessionnaire Target Comex, qui vend des véhicules depuis onze ans en Angola, a considéré comme satisfaisant la mesure du Gouvernement angolais, mais a regretté d'autre part, le fait qu'il n'y ait pas la disponibilité de devises dans les banques commerciales pour l'importation de véhicules.

Par exemple, le gérant a montré une facture d'importation, d'une valeur de 76.000 dollars, qui, depuis 2015, l'une des banques n'arrive pas fournir cette valeur.

Il a également indiqué qu'au cours de l'année fiscale 2017, sa concessionnaire n'a réussi à importer que 19 véhicules, contre une centaine de voitures acquises les années précédentes.

«En 2014, nous avions eu quatre points de vente de voiture, mais actuellement seulement deux points de vente, prévoyant de fermer l'établissement ou de changer d'activité, en raison du manque de devises pour importer», a déclaré l'homme d'affaires.

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