10 Janvier 2018

Sénégal: Critique culturelle - L'OIF appuie 22 journalistes à Dakar

L'organisation internationale de la Francophonie (OIF) a organisé, du 11 au 16 décembre 2017 à Dakar au Sénégal, un atelier de formation sur la critique face aux enjeux culturels, au profit d'une vingtaine de journalistes culturels de 9 pays d'Afrique de l'Ouest. L'atelier a permis aux participants de s'approprier les outils de la critique et de l'analyse journalistique.

Une vingtaine de journalistes culturels venus du Benin, du Burkina Faso, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Togo et du Sénégal se sont initiés, du 11 au 16 décembre 2014 à Dakar au Sénégal, à l'analyse et à la critique journalistique. La formation a été organisée sous les auspices de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). L'ouverture des travaux a été présidée par le ministre sénégalais de la Culture, Abdou Latif Coulibaly, et du spécialiste du Programme de l'OIF, Toussaint Tiendrébéogo. Ils ont indiqué que la promotion de la diversité culturelle reste toujours au cœur des préoccupations de la Francophonie.

Durant 6 jours, des formateurs venus de France à savoir l'analyste cinématographique Thierno DIA, la correspondante malgache de France 24, Gaëlle Gorcia et l'analyste littéraire, Raphael Lucas, ont outillé les hommes de médias sur les spécificités du journalisme, l'importance des vocabulaires, les multimédias en son et images. Les sorties de terrains effectuées ont permis aux journalistes culturels de passer de la théorie à la pratique. Les lieux visités ont concerné le monument de la renaissance de Dakar où des interviews ont été réalisées avec l'administrateur du monument, Racine Senghor. L'espace Madina, l'Institut français... ont aussi accueilli les journalistes.

Pour Toussaint Tiendrébéogo, l'atelier de formation se justifie par le fait que l'OIF a constaté dans son travail de plaidoyer en faveur de la prise en compte de la culture comme facteur stratégique du développement des pays, une méconnaissance du sujet par les populations de l'espace francophone de même que les journalistes. «Dans le processus de notre plaidoyer, on s'est rendu compte que les journalistes n'étaient pas bien outillés afin de jouer le rôle de médiateur sur les enjeux que représentent la culture, mais aussi de faire en sorte que la création artistique culturelle puisse être mieux comprise par les populations», a-t-il dit. Il a reconnu que les journalistes culturels s'engagent quotidiennement pour faire reconnaître les arts et la culture dans leur pays. C'est pourquoi, il faut continuellement réaffirmer son rôle comme acteur essentiel du dialogue interculturel, a-t-il poursuivi. Décrypteur du travail des artistes ou des manifestations culturelles, M. Tiendrébéogo a ajouté que le journaliste culturel, par son regard, son analyse, peut avoir une influence (positive ou négative), plus ou moins importante sur l'accueil que recevra un projet artistique ou un évènement culturel auprès du public, d'où cette formation.

Renforcer les productions

Les formateurs, quant à eux, ont remercié les participants pour leur assiduité, leurs contributions et leurs efforts sur le terrain. Ils ont dit aussi aimer les travaux pratiques et les sorties sur le terrain, car cela a permis d'alterner et de varier les approches de la formation. Certes, il a été difficile d'appréhender les médias, les multimédias, l'analyse, la théorie et la pratique, ont-ils fait savoir, mais le résultat voulu a été atteint. Ils ont souhaité que les participants n'attendent pas une prochaine formation pour faire de l'audio ou du multimédia. «Il faut vous même faire des démarches pour avancer dans le montage, l'audiovisuel et tout ce que vous avez découvert ici», ont-ils conseillé.

Le participant du Mali, Assane Koné, au nom de l'équipe de journalistes, a remercié et félicité l'OIF pour cette belle initiative qui a permis de donner de la compétence et de renforcer les capacités des journalistes des Etats francophones de l'Afrique de l'Ouest. M. Koné a trouvé l'initiative intéressante, parce qu'avec la confrontation des différentes expériences, les journalistes ont pris un peu plus de confiance dans leurs différentes approches de production. Il a indiqué qu‘ils ont eu l'accompagnement de formateurs très conciliants, ce qui a permis de découvrir des démarches nouvelles. «J'ai beaucoup appris car nos formateurs ont été conciliants.

Je promets donc de faire l'effort de les intégrer dans ma façon de travailler dans ma rédaction», a-t-il déclaré. La participante du Benin, Ganiath Bello, a abondé dans le même sens. «Nous remercions OIF de nous avoir permis de nous former sur la critique et l'analyse cinématographique et littéraire. Quant aux formateurs, nous avons aimé l'objectivité dans leurs interventions, ce qui nous a permis de comprendre aisément ce qu'ils nous expliquaient», s'est-elle réjouie.

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