11 Janvier 2018

Burkina Faso: Principauté de Monaco/Burkina - De nouveaux engagements pour dynamiser la coopération

La deuxième session mixte de la commission bilatérale de coopération entre le Burkina Faso et la Principauté de Monaco, tenue le jeudi 11 janvier 2018 à Ouagadougou, en marge de la visite du principe Albert II, a permis de dégager de nouvelles perspectives.

La Principauté de Monaco et le Burkina Faso poursuivent leur marche commune, entamée depuis plus d'une dizaine d'années, avec la signature en 2012 d'un accord-cadre de coopération comprenant divers domaines : éducation, santé, insertion socioprofessionnelle et protection civile.

L'organisation de la deuxième session de la commission bilatérale de coopération, le jeudi 11 janvier 2018 à Ouagadougou, sous la conduite du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l'extérieur, Alpha Barry et de son homologue monégasque, Gille Tonelli, en est la parfaite illustration.

Cette instance qui coïncide avec la visite en terre burkinabè de Son Altesse sérénissime le prince Albert II de Monaco, a permis aux deux parties de faire le bilan de leur partenariat sur la période 2014-2017 et de s'accorder sur de nouveaux projets.

En effet, la partie monégasque a réaffirmé son appui au Burkina, à travers des promesses de financement de nouveaux projets de développement sur la période 2018-2020, avec une forte volonté de faire la part belle à la jeunesse et aux populations des zones rurales.

Mais aucun montant n'a été officiellement avancé. Il s'agit de projets relatifs, entre autres, à l'insertion socioprofessionnelle des jeunes, à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, aux plans de secours d'urgence.

A ce titre, un protocole d'entente a été signé par les gouvernements burkinabè et monégasque au sujet de la seconde phase du programme d'appui au secteur de l'enseignement et la formation technique et professionnelle.

Dans la même optique, un autre protocole d'entente a été paraphé entre la Principauté de Monaco et le Samu social, qui intervient au Burkina depuis des années.

Pour l'évaluation du chemin parcouru, les deux délégations ont jugé le bilan « plus que satisfaisant », avec un financement monégasque de l'ordre de plus de 2,5 millions d'euros (Ndlr : plus d'un milliard et demi de francs CFA).

De nombreux acquis, ont-elles constaté, ont été enregistrés, dont, entre autres, la scolarisation et la formation de plus de 3700 enfants, la prise en charge appropriée de près de 1500 femmes et enfants et l'acquisition à hauteur de 30 millions de francs CFA par an de plusieurs équipements (matériel de secours à victimes, des engins roulants, etc.), au profit de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP).

Au-delà des avancées, les deux parties ont planché sur la stratégie de la coopération monégasque 2018-2020, le Plan national de développement économique et social (PNDES) et les opportunités d'investissements au Faso. Sur le point concernant les opportunités offertes par la destination Burkina, il a été convenu de l'organisation d'un forum des hommes d'affaires des deux pays.

Des échanges fructueux

Au terme des travaux, le ministre des Relations extérieures et de la coopération de la Principauté de Monaco a exprimé sa « grande satisfaction » par rapport aux réflexions menées.

Il dit repartir « confiant », que les engagements pris à la présente session pourront aider à changer le quotidien des Burkinabè. Le ministre Alpha Barry n'a pas aussi caché sa satisfaction sur le déroulement des travaux, évoquant des échanges « fructueux » et « enrichissants » au service d'une coopération à visage humain.

Par ailleurs, les deux personnalités ont apprécié de part et d'autre, le partenariat entre leurs pays. Le chef de la diplomatie burkinabè a salué le « dynamisme », l' « exemplarité » et la « singularité » de la coopération entre Monaco et le Burkina.

Ce partenariat, s'est-il réjoui, va au-delà des domaines traditionnels pour prendre en compte des projets dans le cadre de la lutte contre la drépanocytose, la prise en charge de pathologies cardiaques des enfants, la construction de l'Institut supérieur de protection civile et le renforcement des capacités de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers (BNSP).

« Je voudrais exprimer la totale reconnaissance du gouvernement burkinabè au gouvernement princier et au peuple monégasque pour leur engagement constant aux côtés du peuple burkinabè », a soutenu Alpha Barry.

Il a pour, ce faire, plaidé pour le renforcement du cadre juridique et institutionnel de cette « excellente » coopération, tout en souhaitant qu'elle implique désormais une conjugaison des efforts des deux pays dans la lutte contre le terrorisme, phénomène en plein essor.

Le même enthousiasme autour de la collaboration entre peuples monégasque et burkinabè anime Gille Tonelli. Le ministre en charge des Affaires étrangères monégasque a manifesté sa joie à l'idée de savoir que la commission bilatérale permet aux deux Etats d' « entretenir un dialogue régulier et de confiance sur les défis communs ».

Il a surtout loué les « larges » progrès réalisés en faveur du développement humain et économique au Burkina, ces dernières années, tout en rassurant les autorités que son pays restera un partenaire « activement engagé » auprès de la nation burkinabè, dans le respect des orientations prises par la communauté internationale lors du premier sommet humanitaire mondial d'Istanbul en Turquie.

« Nous souhaitons ainsi contribuer plus substantiellement à relever certains défis qui freinent le développement du pays, comme la malnutrition ou le décrochage scolaire », a-t-il signifié, outre mesure.

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