12 Janvier 2018

Tunisie: Refus des accusations de Youssef Chahed

«Par ces déclarations, le gouvernement cherche à se dérober de ses responsabilités face aux mesures qui ont accompagné le budget de l'Etat et la loi de finances 2018», ont-ils estimé.

Lors d'une conférence de presse à Tunis, Hamma Hammami, porte-parole du FP (représenté par 15 députés au parlement) a estimé que les déclarations de Youssef Chahed, mercredi, lors de sa visite à El Batan (gouvernorat de La Manouba) «reflètent l'état de confusion dans lequel la coalition au pouvoir se débat et les conflits au sein du parti Nida Tounès».

Le chef du gouvernement ne fait que ressasser le même discours entretenu par ses prédécesseurs. Il accuse le Front et évite d'aborder les questions des augmentations des prix, du chômage et des répercussions de la loi de finances, en orientant le débat vers les actes de vandalisme qui ont accompagné les mouvements de protestation nocturne, selon Hammami.

Le porte-parole du FP a réclamé la création d'une commission d'enquête indépendante regroupant des personnalités nationales reconnues pour leur compétence et leur intégrité afin de déterminer les responsabilités dans ces événements qui ont conduit à l'interpellation de 328 individus selon le ministère de l'Intérieur.

De son côté, Zied Lakhdhar, dirigeant du Front et député, a rejeté tout lien entre le FP et les réseaux de corruption.

Selon lui, la crise entre le gouvernement et les Tunisiens va au-delà de la loi de finances de 2018. «Il s'agit de choix économiques et sociaux», a-t-il estimé, rappelant que le FP s'était opposé à cette loi depuis octobre dernier.

La loi de finances a été adoptée le 9 décembre dernier avec 134 voix pour, 21 contre et 12 abstentions.

Pour sa part, la députée Mbarka Aouainia (bloc FP) a appelé les jeunes à poursuivre les protestations, de jour, afin de faire tomber la loi de finances.

Le chef du gouvernement avait annoncé, mercredi, l'ouverture d'une enquête sur les actes de violence et de vandalisme observés dans plusieurs régions, accusant le Front populaire d'incitation aux actes de violence.

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