12 Janvier 2018

Ile Maurice: Quels risques court Bambous avec le réservoir La Ferme ?

En août de l'année dernière, alors qu'il était ministre du Logement et des terres, Showkutally Soodhun avait avancé que le réservoir menaçait de céder.

Les informations sont divergentes sur ce qui a causé la prise de position de l'ex-ministre. Ce dernier parlait alors de pierres enlevées du barrage par des inconscients en vue de leur construction. Des actions qui auraient fragilisé l'état du réservoir.

«Il est difficile de dire quels sont les risques en ce qui concerne le réservoir La Ferme», explique un ingénieur civil. «Sans études poussées autour des barrages et des remblais, on ne peut affirmer quels sont les dommages possibles aux réservoirs.»

Un réservoir comme celui de La Ferme avec un barrage et des remblais en terre pourrait ou s'ouvrir et déverser toute son eau dans le village de Bambous ou, ce qui serait tout aussi probable, plusieurs fissures consécutives videraient le réservoir.

Du côté du ministère de l'Énergie et des services publics nous attendons toujours une réponse.

Quoi qu'il en soit, plusieurs personnes squattent à l'ombre du réservoir. Le ministère du Logement et des terres avait pris les devants pour tenter de déplacer les squatteurs dans de nouvelles maisons.

«Cela fait des années que nous sommes au courant des risques relatifs au réservoir La Ferme et ce n'est pas la première fois que des officiels de différents ministères viennent nous voir pour nous faire part des démarche à entreprendre», lance Suhashny Mongol, qui habite sur les terrains de l'état au pied de la face ouest du réservoir La Ferme. «Nous avons fait ces démarches et suivi les instructions sans que rien ne change.»

Suhashny et sa famille ne sont pas les seuls squatteurs que guette le danger, d'autres sont éparpillés autour du réservoir. Notamment en amont. Si jamais le barrage venait à céder ce ne serait pas que les habitations des squatteurs autour de La Ferme qui seraient à risque mais aussi d'autres riverains du village.

Au ministère du Logement et des terres, on affirme que le ministère travaille actuellement au relogement de ces personnes en danger tout en prenant en compte les réalités de leurs vies.

Depuis plus de six mois donc, ces gens attendent de pouvoir bouger et vivre sans le risque de voir, dans le pire des cas, un mur d'eau déferler en trombe sur eux. Si les squatteurs ne sont pas encore hors du danger, le village de Bambous non plus n'est pas à l'abri. Et le gouvernement en est conscient, si bien que deux exercices d'évacuation ont eu lieu par le passé.

«Le conseil du village de Bambous est déjà au courant des risques et nous avons pris des précautions pour cela. Nous avons réalisé des exercices d'évacuation pour nous préparer à ce qui pourrait survenir », explique Balmick Jeethun, un conseiller du village. «Cependant, si les fissures ou le barrage cède, c'est environ 3 000 à 4 000 personnes qui en seront affectées.»

Ile Maurice

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