16 Janvier 2018

Sénégal: Restauration dans les marchés - Des commerçants abonnés aux gargotes

Dans les marchés Sénégalais, et particulièrement Dakarois, les petites gargotes sont toujours aux alentours. Elles sont souvent destinées aux commerçants et travailleurs de ces marchés. Pour ne pas perdre du temps et regagner à leurs activités, les clients eux, préfèrent déjeuner dans ces restos du marché. Nous nous sommes rendus au marché Colobane et là, les restauratrices ne se plaignent pas.

Vers 12 heures, le marché Colobane est déjà rempli de monde. Commerçants, réparateurs de téléphones et autres matériels électroménagers, «market men», restauratrices, tailleurs et clients, à chacun sa préoccupation.

Quid du trafic dense avec ces mouvements de véhicules et des rabatteurs (coxeurs) qui s'activent au tour des voitures de transports en commun de part et d'autre du rond-point ?

De la musique un peu partout. Toute sorte de commerce légal y est pratiquée. Les vendeurs de téléphone portable dans les couloirs et magasins, la vente de vêtements prêt-à-porter, de la friperie, des chaussures, accessoires pour hommes et femmes, les réparateurs d'ordinateurs, de téléphone, de montre qui, pour la majorité, occupent les étages.

Mieux il y a un couloir où l'on ne vend que des films et de la musique sans oublier le commerce de la recharge de batterie de téléphones moyennant quelques pièces de Cfa. Bref, l'ambiance est au rendez-vous. A partir de 13 heures, comme pour la plupart des Sénégalais, c'est l'heure du déjeuner.

Au marché Colobane, les restaurants et surtout les gargotes qui sont les plus envahis par ces clients sont prêts à servir. Les bols commencent à bruiter et les commandes se succèdent.

En effet, ces gargotes sont souvent composées d'une seule table de figure carrée, de deux à trois bancs disposés sur les trois cotés de la table. Une serveuse qui occupe le quatrième fait face aux clients dont la plupart ne sont autres que les commerçants du marché. Pour gagner du temps, ils préfèrent prendre leur déjeuner au marché.

Trouvés assis sur les bancs d'une serveuse, à chacun sa commande, des clients s'expliquent: «je préfère déjeuner ici, au marché, parce que j'habite loin. D'ailleurs, mon épouse est une étudiante, elle va à l'université presque tous les jours.

Donc, elle n'a pas le temps de cuisiner... », déclare Samba Ndiaye. Son voisin Serigne Babacar Mbengue abonde dans le même sens. «J'habite à Grand Yoff. Avant de rentrer chez-moi pour le déjeuner et faire 2 heures en route, avec les embouteillages, je ferai mieux de rester au marché et commander mon plat au niveau des gargotes».

Il ajoutera: «j'avoue que les repas de madame sont bons, mais je n'ai pas le choix. Peut-être les dimanches oui ! Là je les prends chez-moi parce que souvent je ne travaille pas les dimanches, ou bien si je vais au boulot, je rentre tôt... »

Gamou Mbengue est restauratrice. Le "yassa" et le "ceebu jen" sont ses seuls plats au menu. Gamou vient à peine de commencer son service et la voilà qui termine.

Elle affirme que «le boulot n'est pas difficile, il s'agit juste de bien cuisiner et vous aurez beaucoup de clients». Revenant sur les coûts, elle fait savoir que «les prix varient selon les plats: «le "ceebu jen" et le "yassa jen" sont à 500 francs Cfa, le "mafé" à 600 francs Cfa, le "ceebu yapp" à 800 francs... »

Femme d'une trentaine, vêtue d'une taille basse en broderie jaunes et portant un tablier d'un célèbre bouillon de cuisine, Amy Dème exerce ce métier depuis 7 ans.

Mais aujourd'hui, faire du commerce est son seul souhait. «Je remercie Dieu et j'apprécie mon boulot, vraiment je m'en sors bien. Mais, maintenant, je voudrai faire du commerce. C'est ce dont j'ai toujours rêvé.»

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