16 Janvier 2018

Burkina Faso: Crise alimentaire dans le pays

Photo: Sidwaya
Stock de vivre au Burkina Faso

La Société de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS), organise les 16 et 17 janvier 2018 à Ouagadougou, un atelier sur le bilan et les perspectives des boutiques-témoins dans certaines localités des 13 régions du Burkina Faso.

Il est ressorti que 17 provinces sont déficitaires avec 83 communes à risque et 42,6% des ménages. Selon l'analyse de l'autonomie céréalière, ils ne pourront pas couvrir leurs besoins céréaliers avec leur propre production. Et selon le Cadre harmonisé, 132 899 personnes réparties dans les régions du Nord, du Sahel, du Centre-Nord et du Centre-Ouest du Burkina Faso, seraient en situation de crise alimentaire. Ce cas critique comme l'a affirmé le ministre en charge de l'agriculture, Jacob Ouédraogo, se ressent déjà sur le marché, avec une faiblesse de l'offre céréalière par rapport à la normale et des prix assez élevés.

C'est pour faire le bilan de l'opération de 2013 à 2017 de mise en œuvre des boutiques-témoins, visant à mettre en exergue les forces, les faiblesses, les succès et les échecs, afin d'en dégager les recadrages nécessaires, que les principaux acteurs du secteur de l'agriculture se réunissent les 16 et 17 janvier 2018 à Ouagadougou.

Pour le ministre Ouédraogo, ce déficit interpelle toutes les parties prenantes à une prise de mesures anticipatives, pour faire face à une éventuelle crise alimentaire à grande échelle. «Le gouvernement mettra cette année à la disposition de la Société de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS), environ 25 milliards de F CFA pour la collecte de 95 mille tonnes de céréales et accroîtra le nombre de boutiques-témoins de 140 à 250», a-t-il précisé.

Cette décision du gouvernement à entendre le directeur général de la SONAGESS, Aimé Robert Kaboret, est louable car à son avis, la société dispose actuellement d'un stock de sécurité d'environ 17 mille tonnes de céréales. Il a aussi signifié que l'augmentation des boutiques-témoins est considérable et ce dispositif est devenu désormais incontournable pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Le patron en charge de l'agriculture, Jacob Ouédraogo, a noté que pour la mise en place de la production de la saison sèche, son département a déjà engagé deux milliards de F CFA pour accompagner les producteurs avec des intrants. «Le déficit céréalier a été spécial cette année car la saison n'a pas été très bonne. Il y a eu également l'attaque des chenilles légionnaires, les poches de sécheresse et l'arrêt brusque des pluies», a-t-il déploré.

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