16 Janvier 2018

Burkina Faso: Le Médiateur du Faso appelle à la levée du mot d'ordre

Le Médiateur du Faso, Mme Saran Séré/Sérémé, a reçu en audience, le lundi 15 janvier 2018, à Ouagadougou, la Coordination nationale des syndicats de l'éducation (CNSE). Les protagonistes de la crise au sein du conseil municipal de la commune de Saponé ont aussi exprimé leurs craintes et espoirs à Mme le médiateur du Faso.

Le Médiateur du Faso a initié une série de rencontres avec les différents acteurs de la crise qui secoue le système éducatif du Burkina Faso. Le lundi 15 janvier, Saran Séré/Sérémé a reçu la Coordination nationale des syndicats de l'éducation (CNSE). « Nous avons répondu à une invitation du Médiateur du Faso pour une rencontre d'échange. Nous sommes allés l'écouter. Les échanges se sont bien déroulés. Nous sommes déterminés et ouverts au dialogue pour une issue favorable dans les jours à venir pour sauver l'année scolaire 2017-2018. C'est la partie gouvernementale qui traîne les pas », a déclaré le coordonnateur de la CNSE, Windyam Zongo.

Il a aussi confié que Mme le Médiateur leur a expressément demandé « de surseoir au mot d'ordre que nous avons lancé ». « Nous lui avons fait savoir qu'en réalité, nous avons suspendu la grève le 11 janvier 2018. Actuellement, les mots d'ordre en cours, c'est la non-évaluation, la non-transmission des courriers. En fonction de l'évolution des négociations, nous pouvons surseoir.

Mais pour l'instant, nous attendons toujours des propositions concrètes qui puissent nous permettre de présenter quelque chose à la base qui attend depuis belle lurette que nous sortions leur présenter un protocole d'accord que nous aurons à signer avec le gouvernement », a poursuivi M. Zongo.

Face à la crainte d'une année blanche, la CNSE rassure. « Une année blanche n'est pas envisageable parce que les cours sont dispensés. Ce sont les évaluations qui ne sont pas faites. Lorsque nous allons trouver un terrain d'entente avec le gouvernement, nous allons ensemble voir dans quelle mesure évaluer rapidement les élèves et trouver les mécanismes nécessaires pour que l'année ne soit pas invalidée », a promis Windyam Zongo.

Une semaine décisive

Selon lui, l'attitude du monde syndical de l'éducation n'est pas assimilable à de l'intransigeance. Il part du principe que « le syndicat ne vit que du concret ». « Tant que nous n'avons pas le protocole d'accord qui est un document officiel qui engage le gouvernement et les syndicats, nous ne pouvons rien dire à notre base, nous ne pouvons pas dire qu'il y a eu des avancées. Pour l'instant, ce ne sont que des discussions et des engagements verbaux sur lesquels nous ne pouvons pas nous fonder », a-t-il dit.

A la suite des syndicats de l'éducation, une délégation de l'Union nationale des associations de parents d'élèves du secondaire (UNAPES-B) a été reçue par le Médiateur du Faso. Ils se sont félicités « des très belles avancées » sur le même problème, même si les acteurs ne sont pas parvenus, pour l'instant, à la signature d'un protocole d'accord. « Nous avons demandé au Médiateur d'user de tout son pouvoir pour rapprocher les points de vue des uns et des autres afin que, dans la semaine en cours, les choses reviennent à la normale », a indiqué le président de l'UNAPES-B, Hector Ardent Ouédraogo, à l'issue des échanges.

Les protagonistes de la crise au conseil municipal de Saponé ont aussi été reçus par le Médiateur du Faso. Tour à tour, deux délégations du conseil municipal dissous et des contestataires ont été reçus séparément par Mme Saran Séré/Sérémé dans la matinée et dans la soirée du 15 janvier 2018. La crise s'est soldée par l'incendie d'une partie de la mairie de la localité en début décembre 2017 qui a entraîné la dissolution, par la suite, du conseil municipal contesté.

Facilitateur dans le processus de sortie de crise et, en tant que fils de la localité, André Eugène Ilboudo, a affirmé « qu'il n'y a pas un grand problème à Saponé ». De son point de vue, la situation est entretenue par «quelque deux ou trois perturbateurs ». « Si cette concertation avec le Médiateur du Faso avait eu lieu avant, ce qui s'est passé n'aurait pas pu arriver », a-t-il regretté.

Burkina Faso

Africallia 2018 - Ouagadougou accueille plus de 600 hommes et femmes d'affaires du monde

La salle des banquets de Ouaga 2000 s'est revêtue de ses plus beaux apparats ce 22 février pour la… Plus »

Copyright © 2018 Sidwaya. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.