18 Janvier 2018

Congo-Kinshasa: Choléra à Kinshasa - Des experts de l'OMS se redéploient pour arrêter l'épidémie

Avec une progression rapide de l'épidémie touchant désormais vingt-six zones de santé de la ville capitale, sur un total de trente-cinq toujours à haut risque, l'agence onusienne vient de remobiliser ses experts au plus proche des zones touchées pour appuyer la Division provinciale de la santé (DPS) afin d'interrompre rapidement la chaîne de transmission.

La progression de l'épidémie de choléra dans la ville de Kinshasa inquiète avec sept cent vingt-cinq cas suspects rapportés. Il faut de grands moyens pour couper la chaîne de transmission de cette maladie. C'est dans ce cadre que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d'apporter une main forte au gouvernement en redéployant ses experts à traves les zones touchées. Ces experts travaillent en parfaite collaboration avec la DPS. Parmi eux, l'on compte: des épidémiologistes; logisticiens; gestionnaires des données; spécialistes en communication sur les risques, la mobilisation sociale et l'engagement des communautés.

A en croire la directrice régionale de l'OMS, le Dr Matshidiso Moeti, qui a effectué, il y a trois jours, un déplacement à Kinshasa, l'objectif de cette stratégie est de se rapprocher autant que possible des structures de coordination, d'analyse et de prise de décision que sont les provinces et les zones de santé. La stratégie de l'OMS, ajoute-t-elle, consiste à mettre en place une grosse équipe dédiée totalement à la lutte contre le choléra. « Nos experts, à commencer par ceux du Bureau pays, vont être directement basés au niveau provincial pour renforcer certains domaines tels que la formation pour la prise en charge des cas, le contrôle de l'infection, l'assainissement, le contrôle de la qualité de l'eau des sources aménagées dans les zones faiblement couvertes par l'adduction en eau potable, avec un suivi et une supervision accrus sur le terrain pour identifier les 'hotspots' et anticiper les interventions multisectorielles sur le terrain », déclare le dr Moeti.

« Le suivi au quotidien de la situation du choléra à Kinshasa demeure crucial », a insisté, de son côté, le Dr Michel Yao, gestionnaire des opérations d'urgence au Bureau régional et membre de la délégation de la directrice régionale à Kinshasa. Il a souligné la « nécessité pour les deux Clusters - Santé et eau, hygiène et assainissement de travailler ensemble et d'avoir une coordination unique pour mieux analyser la situation et orienter les activités de lutte sur le terrain avec efficacité, entre autres l'identification des facteurs des risques et les moyens de contamination ».

Le ministre de la Santé publique, le Dr Oly Ilunga a, pour sa part, sollicité l'expertise de l'OMS pour la mise à jour du "Plan de réponse d'urgence robuste et chiffré" pour la ville-province de Kinshasa afin que le choléra n'y devienne pas endémique. « Ceci nous éviterait le scénario catastrophe dans une ville de plus de dix millions d'habitants en proie à une forte promiscuité dans certaines zones densément peuplées », a-t-il souligné.

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