18 Janvier 2018

Burkina Faso: Lutte contre la corruption - Un nouveau comité installé

Le ministère en charge de la justice a officiellement installé le Comité anti-corruption/Justice et droits humains (CAC/JDH) au sein du département, le mercredi 17 janvier 2018 à Ouagadougou.

En vue d'assainir le milieu judiciaire et rétablir la confiance du citoyen en la justice, le ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, a installé un nouveau comité dénommé Comité anti-corruption/Justice et droits humains (CAC/JDH) au sein du département, pour lutter contre le phénomène. L'installation officielle des 14 membres que compte le comité a eu lieu le mercredi 17 janvier 2018 à Ouagadougou. Selon le ministre en charge de la justice, Bessolé René Bagoro, malgré l'adoption de la loi anti-corruption, le phénomène demeure d'actualité.

C'est pourquoi le ministère a pris des mesures afin de l'endiguer. Ces mesures, a-t-il relevé, sont aussi la relecture des textes régissant le Conseil supérieur de la magistrature et le statut des magistrats, l'adoption des textes relatifs au statut des greffiers et de la garde de sécurité pénitentiaire. A cela s'ajoute l'adoption des textes portant création des pools économiques et financières, ce qui implique la lutte contre la corruption. «Ces efforts déployés ont cependant besoin d'être renforcés pour produire les effets escomptés», a soutenu M. Bagoro. Pour lui, c'est un dispositif de traitement des problèmes de corruption au sien de la justice à travers l'implication et la responsabilisation des acteurs judiciaires eux-mêmes.

Le président du CAC/JDH, Karfa Gnanou, par ailleurs président du tribunal administratif de Bobo-Dioulasso, a souligné que le comité va s'investir sur des nouvelles dénonciations et déterminer des zones à risques afin que lorsque l'on arrive au Tribunal de grand instance, que l'on ne s'aligne pas pendant longtemps pour obtenir un casier judiciaire ou un certificat de nationalité. Selon lui, ce sont les longues attentes qui amènent des gens à vouloir faire des propositions aux acteurs de la justice. «Notre travail est de faire en sorte que les pratiques anti-déontologiques, contraires à l'éthique puissent être endiguées au maximum possible au niveau du département de la justice», a-t-il affirmé. La mission du comité consiste à prévenir et à détecter des phénomènes de la corruption au sein du ministère de la Justice, a-t-il poursuivi. M. Gnanou a remercié les structures qui ont placé leur confiance en eux, et a rassuré le ministre Bagoro qu'ils travailleront à mériter cette confiance.

Burkina Faso

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