20 Janvier 2018

Cote d'Ivoire: Economie - L'annexe fiscale 2018 expliquée aux contribuables du Bafing

Sandé Timothé, commerçant au Complexe sucrier de Borotou-Koro, a expliqué que les périodes creuses des activités commerciales rendent difficiles l'élaboration des états financiers.

Les entrepreneurs et commerçants de la région du Bafing, viennent de bénéficier d'une séance d'explication relative à l'annexe fiscale 2018 c'est-à-dire la réforme des régimes d'imposition aux contribuables, le 18 janvier 2018 dans la salle de réunion de la délégation régionale de la chambre de commerce et d'industrie (Cci) à Touba. Cette rencontre d'information et de sensibilisation, animée par Traoré Ali, gérant du cabinet comptable, fiscal et juridique "SAGER" a vu la participation de plus de 60 opérateurs économiques. « La réforme des impôts concerne plusieurs points que l'administration fiscale tient à améliorer en écoutant les opérateurs économiques et en tenant compte de leurs observations et propositions. En ce début d'année, l'accent est mis sur l'information et la sensibilisation », a expliqué l'expert. La suppression du réel simplifié et le déversement des opérateurs économiques de ce régime dans l'impôt synthétique constitue un point essentiel de cette annexe fiscale 2018, a-t-il précisé.

On retiendra que deux régimes sont retenus par la nouvelle annexe fiscale. Ce sont : l'impôt synthétique qui concerne les opérateurs dont le chiffre d'affaires se situe entre 10 et 100 millions et le réel normal pour ceux qui ont un chiffre d'affaires de plus de 100 millions. Les contribuables qui ont des recettes inférieures à 10 millions, sont logés fiscalement à la mairie. « En fonction du chiffre d'affaires, l'impôt varie. Et pour ceux qui sont à l'impôt synthétique, ils ont la possibilité de payer par trimestre, alors qu'avant, c'était chaque mois. Au niveau du réel normal, l'opérateur déclare ses recettes chaque moi », a dit Traoré Ali, conseillant les opérateurs à tenir une comptabilité et à sortir de l'informel. « Il faut vous former à prendre toutes les dispositions pour faire face à l'administration fiscale », a-t-il ajouté, en précisant que les états financiers doivent être visés par un expert-comptable.

Les échanges ont permis aux opérateurs de mieux cerner les contours de cette réforme des impôts. En attirant l'attention sur certaines de ses difficultés, Sandé Timothé, commerçant au Complexe sucrier de Borotou-Koro, a expliqué que les périodes creuses des activités commerciales rendent difficiles l'élaboration des états financiers. « Le ciment que je vends ne marche pas en saison sèche. Il faut que l'administration fiscale en tienne compte », a-t-il plaidé. Les entrepreneures Fadiga Aminata et Soumahoro Mariame, dans la même veine, ont évoqué, l'indisponibilité de marchés sur de longues périodes. « Malgré cela, nous continuons de payer l'impôt », a dit Fadiga Aminata. Signaler cette situation à l'administration fiscale et faire une cessation d'activité, est la solution qui s'impose dans pareil cas, au dire de Traoré Ali.

Le délégué régional de la Cci du Bafing, Issiaka Fofana, tout en remerciant l'animateur et l'ensemble des participants, a invité les opérateurs économiques à s'informer davantage et à se former pour ne pas se faire gruger par des agents indélicats. « L'annexe fiscale est entrée en vigueur. Nous devons connaitre nos droits et devoirs pour faire face aux abus qui sont dus à la méconnaissance des textes », a-t-il conclu.

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