26 Janvier 2018

Congo-Kinshasa: Kinshasa-Bruxelles - Nouvelle escalade !

Photo: Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Président de la RDC, Joseph Kabila

Dans un communiqué daté du 24 janvier 2018, le gouvernement fait savoir à son homologue belge la cessation immédiate des de la Nouvelle Agence Belge de Développement en Démocratique du Congo. Quant à la Maison Schengen, frappée elle de fermeture de facto, un moratoire va lui être accordé en vue faciliter les modalités de son « démantèlement ». Sa durée précisée incessamment. Selon Kinshasa, chacun des Etats membres l'espace Schengen, à savoir la Belgique, le Luxembourg, la France, Pays-Bas, l'Allemagne et l'Italie, devrait s'organiser pour les formalités consulaires à leurs ambassades, comme cela se dans le temps.

Contrairement à ce que l'on était tenté de croire, l'étape de menace est dépassée. Les autorités congolaises sont passées à vitesse supérieure, c'est-à-dire à celle de représailles contre décision du gouvernement belge portant suspension de la bilatérale et réaffectation d'un fonds de l'ordre de 25 millions dollars aux Organisations non gouvernementales opérant en congolais.

D'autres sanctions réciproques sont à redouter entre Kinshasa Bruxelles, d'autant que dans le même créneau, on a enregistré l' dernière des mesures réciproques portant sur des restrictions d' des visas et de transactions financières, après que la Belgique a la première à ouvrir les hostilités, pour cause de non respect l'Accord du 31 décembre 2016 et de violations des droits de l'homme.

Les données en présence indiquent que Kinshasa ne veut pas d' quelconque ingérence belge dans ses affaires intérieures alors que côté de Bruxelles, ancienne puissance colonisatrice, l'inclinaison droit de regard sur la marche des affaires politiques et autres en reste très forte, notamment au nom de l'aide au développement. les querelles de ménage sont si courantes entre la Belgique et la Congo que d'aucuns pensent qu'au nom de leurs liens séculaires, des parties ne se hasarderait à franchir la ligne « rouge », à celle de la rupture des relations diplomatiques.

COMMUNIQUE DU MINISTRE DES AFFAIRES

1 Dans un communiqué de presse conjoint daté du 10 janvier 2018, Vice-premier Ministre. Ministre des Affaires Etrangères et Vice-premier Ministre, Ministre de la Coopération au Développement Royaume de Belgique avalent annoncé, à l'issue d'un débat à huis devant la Commission des Relations extérieures de la Chambre Représentants de Belgique, une série de mesures concernant coopération bilatérale avec le République Démocratique du Congo.

C'est avec surprise et indignation que le Gouvernement de République avait appris, par voie de presse, en dehors de tradition diplomatique, lesdites mesures;

2 En date du 15 janvier 2018 lors de la Sixième Réunion du Conseil des Ministres sous la présidence du Premier Ministre, du Gouvernement, le Gouvernement de la République Démocratique Congo avait regretté que les autorités belges aient choisi ainsi gérer les relations bilatérales par le biais de la presse. Gouvernement congolais avait pris acte et avait informé l' qu'il ferait connaître le moment venu sa réaction quant à ce informerait le partenaire belge des mesures de réciprocité par le canal diplomatique ;

3 En date du 24 janvier 2018, le Gouvernement à travers le des Affaires Etrangères et Intégration Régionale a transmis par diplomatique au Royaume de Belgique, les mesures projetées. se déclinent en deux volets: 1. Cessation immédiate des activités la nouvelle agence belge de développement (ENABEL), son déploiement République Démocratique du Congo ne se justifiant plus suite à décision belge. 2. Démantèlement du dispositif consulaire «Maison Schengen », les ambassades concernées devant reprendre responsabilités en la matière dans un délai qui sera communiqué voie diplomatique;

4 Le Ministère des Affaires Etrangères et Intégration affirme que la coopération au développement belge n'est indispensable aux autorités congolaises ni vitale pour la vaillante mature population de RDC et du reste, n'a pas été demandée par autorités congolaises. Certains partenaires mieux disants peuvent contre aligner à vue d'oeil des réalisations que tant la population les autorités congolaises utilisent avec satisfaction au quotidien;

5. En fait, sur le concept de coopération au développement, acceptions divergentes s'affrontent entre la République du Congo et le Royaume de Belgique. D'une part, pour la RDC, le d'une coopération axée sur le renforcement des structures de base accompagner le décollage économique du pays au potentiel énorme, d'une justice redistributive et d'autre part, pour la Belgique, coopération réduite aux interventions humanitaires ponctuelles, ne pas dire philanthropiques, paternalistes voire missionnaires, rappelant une certaine onomastique de notre Etat lors d' sombres de son existence au 19ème siècle;

6. Le Ministère stigmatise en outre la volonté de unilatérale par la partie belge des domaines d'affectation de apport à la coopération, en violation flagrante de la Déclaration Paris et le Consensus de Monterey. Il note par ailleurs qu'il est réputation que près de 50 %de l'enveloppe globale de cette dite sert à la rémunération du personnel expatrié du pays (Assistants techniques internationaux). Souvent ces démissionnent en cours d'exécution des projets après avoir perçu émoluments. Les frais de fonctionnement des projets étant par les services du pays donateur, d'une part, et d'autre part, cogestion financière n'était pas des plus transparentes. C'est à demander à qui profitent réellement ces affectations financières? réalité, le peuple congolais n'est-il pas le dindon de la farce ? au Développement ou Marché des dupes? De plus, il y a lieu de se demander ce que la Belgique peut encore faire pour peuple Congolais qu'elle n'ait pas pu faire ni pendant les 80 d'une colonisation des plus atroces, ni pendant la postcoloniale ;

7. C'est pour cette raison que le Gouvernement avait adhéré à proposition de procéder à une remise à plat des relations de coopération avec le Royaume de Belgique. Ce qui aurait l'occasion d'en redéfinir les termes de référence répondant intérêts respectifs des deux pays. Malheureusement, les projetés en la matière ont dû être remis aux calendes grecques vu sortie cavalière du communiqué intempestif susmentionné;

8. En dernière analyse, le Ministère des Affaires Etrangères Intégration Régionale suggère que la Belgique qui porte pourtant lourde responsabilité historique et morale sur la situation aurait plutôt mieux fait de se racheter en s' significativement dans une coopération mutuellement avantageuse réparer ainsi l'histoire commune dont le peuple Congolais n'a pas le mieux loti;

9. En tout état de cause. la République Démocratique du Congo ouverte à entretenir des relations de coopération avec des respectueux des grands principes des relations internationales particulier l'égalité souveraine et la non-ingérence dans les internes des Etats.

En savoir plus

La "Maison Schengen" de Kinshasa sera fermée

Les autorités congolaises ont signifié à la Belgique leur volonté de fermer "dans un bref… Plus »

Copyright © 2018 Le Phare. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.