29 Janvier 2018

Afrique: Union africaine - Le temps des réformes ...

Photo: AU
President Paul Kagame au 30eme sommet de l'Union Africaine

Le projet confié au président rwandais Paul Kagame va être mis en œuvre.

La réforme de l'Union africaine. C'est l'axe principal du 30e sommet des chefs d'Etat de l'organisation qui s'est tenu le week-end dernier à Addis-Abeba. Et une nouvelle ère va s'ouvrir sous la présidence du président rwandais, Paul Kagame, qui a pris hier la tête de la présidence tournante de l'organisation.

Pendant un an, il va être l'une des principales figures de l'organisation, au nom de laquelle il va parler. Paul Kagamé est par ailleurs, celui qui a porté le projet de réforme de l'organisation. Sous l'égide du président rwandais l'UA s'est engagée en 2016 et 2017 à faire évoluer l'organisation.

Il était notamment question d'aboutir à son indépendance financière. En effet, l'institution fonctionne principalement grâce aux donateurs étrangers (73% du budget en 2017). Par ailleurs, un recentrage de ses activités est envisagé en vue d'en faire une organisation efficace.

Mais dans les faits, les mesures préconisées par Paul Kagame, qui avait été mandaté par ses pairs pour conduire la réflexion sur la réforme de l'UA, n'ont pas encore produit d'effets. Certes ces mesures ont été validées par l'Assemblée des chefs d'Etat au sommet de janvier 2017, mais les Etats traînent les pieds pour les appliquer à cause notamment d'un déficit d'explication et de consultation.

Dimanche, le rapport du bureau du suivi de l'application des réformes qui a été mis en place par le président de la Commission de l'UA a été remis aux chefs d'Etat africains. L'un des enjeux du 30e sommet des chefs d'Etat était ainsi de voir comment la mise en œuvre des réformes va s'effectuer dans les semaines à venir.

Il est impératif que les réformes se mettent en place, en particulier le volet financier qui permettra enfin à l'UA de financer en toute indépendance ses programmes. « Aujourd'hui, plus de 80 % des programmes de l'organisation panafricaine sont assurés par ses partenaires occidentaux », souligne une diplomate africaine.

Les propositions de Paul Kagamé insistent sur la création d'une taxe de 0,2 % sur les produits non africains importés en Afrique, sur une meilleure division de compétences entre l'UA et les organisations régionales, et sur un audit du travail des commissions et la suppression d'un sommet sur les deux qu'accueille l'UA aujourd'hui.

Au-delà de la question de la réforme de l'UA, le sommet qui s'achève avait inscrit dans son agenda la réflexion sur la lutte contre la corruption. 2018 a ainsi été déclarée « Année africaine de la lutte contre la corruption » par la Commission de l'Union africaine. En effet, selon des études, la corruption est un fléau qui coûte aux économies africaines, 50 milliards de dollars par an.

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