2 Février 2018

Sénégal: Publication - « Le Coran » : Mamadou Moustapha Sarr revisite la méthode exégétique de Baye Niass

Maître de conférences agrégé à l'Université de Thiès, médecin de formation et spécialiste en neurologie, Mamadou Moustapha Sarr vient de publier un ouvrage intitulé : « Le Coran, exégèse par Cheikh Ibrahima Niass (Baye) de Kaolack » (tome I). Il y est question d'une traduction en langue française des nombreuses séances d'exégèse du Coran que ce guide religieux faisait annuellement.

Le travail de Mamadou Moustapha Sarr mérite les éloges les plus enthousiastes. Son action est utile en cela qu'elle consigne une œuvre de vie inspirante, une mémoire de toute une communauté dévote. Revisiter une once de l'immense production scientifique de Cheikh Ibrahima Niass, comme il s'y est employé, est une réalisation de haute portée. Et quand il s'agit d'ouvrir une fenêtre sur l'exégèse coranique faite par lui, l'on parlera, sans exagération aucune, d'un acte de foi. Mamadou Moustapha Sarr, dans ce qui pourrait être considéré comme des précautions oratoires et sans doute par modestie, sollicite l'indulgence des musulmans pour les « imperfections ». Celles-ci, si elles existent, sont absorbées par le monceau d'informations contenues dans son ouvrage et les valeurs qui y sont exaltées.

L'auteur a fixé son regard sur un pan d'un mur de connaissances et de sens pour donner à voir une étendue illimitée de possibilités ; celles-là octroyées à ceux qui sont couverts par la grâce du Seigneur. Cheikh Ibrahima Niass, dont le Coran était le miracle, a marqué les esprits par sa science et touché les cœurs par son humanité. Le travail accompli par ce docteur en neurosciences de l'Université d'Aix-Marseille en est une belle illustration. Qu'en est-il exactement ? Mamadou Moustapha Sarr en dit ceci : « Cet ouvrage est une traduction en langue française des nombreuses séances d'exégèse du saint Coran que Mawlânâ Cheikh Ibrahima Niass faisait chaque année au cours du mois béni de Ramadan à l'entrée de sa maison sise au quartier de Médina Baye à Kaolack. Ce travail remarquable que le Cheikh a effectué pendant plusieurs années auprès de ses fidèles a été compilé dans des Cd audio. Sur l'ensemble des Cd audio, le Cheikh transmet son message en Wolof ».

Il s'agit donc d'une heureuse contribution à la propagation du message de celui qui est aussi appelé Cheikh Al Islam. Cela est d'autant plus important qu'El Hadj Ibrahima Niass « a aujourd'hui des millions de fidèles répartis dans le monde et seule une infime minorité parmi eux comprend le Wolof », a-t-il confié, non sans insister sur la maîtrise du Coran par cette figure emblématique du monde islamique et la pédagogie dont il faisait montre dans la transmission.

Il nous fait redécouvrir ce guide religieux d'érudition fascinante, de vaste culture ; cette culture-là qui est une exigence intellectuelle pour tout travail d'interprétation surtout quand il s'agit de la parole de Dieu. Baye Niass, riche d'une production livresque fournie, avait un lien particulier avec le Coran. Et Dieu l'a rétribué en l'outillant et en lui donnant une progéniture qui n'a jamais quitté ce sillon et qui s'est fabriquée un destin enviable. Mamadou Moustapha Sarr a axé son travail exaltant sur deux sourates : « L'Ouverture » (Al Fatiha) et « La vache » (Al Baqara). Et sur 263 pages, dans un style simple, clair et précis, il rapporte l'exégèse de ces deux sourates. Le lecteur se rend compte, page après page, de la richesse et de l'utilité des informations contenues dans l'ouvrage et relatives, entre autres, à l'histoire des prophètes, à la consolidation de la foi, aux leçons de vie et à la jurisprudence islamique. Cet ouvrage rappelle que le Coran reste pour le croyant un viatique mais aussi un rempart.

Le Coran, ce rempart

Une belle présentation de Cheikh Ibrahima Niass par une figure importante de l'Islam au Sénégal, Barham Mahmoud Diop, « assaisonne » aussi l'ouvrage d'un sublime portrait dont ne sont dignes que les élus de Dieu. On peut y lire ces mots d'une grande portée : « Cheikh Ibrahima Niass avait des rapports privilégiés avec le Coran. Il l'a, en effet, mémorisé très tôt et ne l'a jamais oublié. Il a aidé beaucoup de personnes, directement ou indirectement, à le mémoriser.

Une fois que Cheikh Ibrahim démarrait l'exégèse, il la poursuivait habituellement tous les jours jusqu'à la fin ; la seule exception connue à cette règle concernait sa dernière séance d'exégèse, car, en ce moment-là, sa santé était chancelante et ses occupations plus que jamais nombreuses. Cheikh Ibrahima réunissait toutes les qualités d'un bon exégète.

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