2 Février 2018

Afrique de l'Ouest: La Cédéao au chevet de la Guinée-Bissau

Le président du Togo, Faure Gnassingbé, et son homologue José Mario Vaz de la Guinée-Bissau étaient ce vendredi à Conakry. La crise et le blocage politique en Guinée-Bissau sont au menu de cette visite.

Conformément à la Constitution de ce pays, c'est le parti au pouvoir qui nomme le Premier ministre.

Une prescription constitutionnelle qui a été réitérée dans les accords de sortie de crise signés en octobre 2016, sous l'égide du président guinéen Alpha Condé, dans le cadre d'une médiation de la Cédéao, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.

Exigence à laquelle s'est pliée, le 30 janvier dernier, le président José Mario Vaz, qui a nommé, un nouveau Premier ministre, Augusto Antonio Artur Da Silva, membre du comité central du parti au pouvoir. "Ce que le PAIGC demande, c'est le respect de l'accord, parce que selon la constitution, le parti qui gagne les élections, sera le parti qui formera le gouvernement. Mais, le Président de la République a complètement refusé de respecter cela. Le Premier ministre doit être issu du PAIGC. Il revient au PAIGC de choisir le Premier ministre", a rappelé à la Deutsche Welle, Joao Bernardo Vieira, le Porte-parole du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, le PAIGC, au pouvoir qui est actuellement en congrès.

La Cédéao réussira t-elle son pari ?

Dés son retour lundi du sommet de l'Union africaine, José Mario Vaz a annoncé la nomination du nouveau Premier ministre, comme l'avaient exigé les chefs d'états et de gouvernement de la Cédéao. "Je pense que oui. Les chefs d'état de la Cédéao peuvent participer à trouver la solution et je dirais même à l'imposer. La majorité du parti, donc, le parti officiel ne soutient plus le président José Mario Vaz. Ils sont en train surement de négocier avec l'actuel président, pour voir en fait, s'il accepte ou non de revenir sur sa décision de nommer comme Premier ministre, quelqu'un d'autre en fait", a expliqué Eduardo-Datcha Ribeiro, qui est aussi spécialiste de la Guinée-Bissau.

Génése de la crise polititque

La crise politique en Guinée-Bissau est allée crescendo depuis la destitution, en août 2015, par le président José Mario Vaz de son ancien Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, qui est actuellement le chef du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, le PAIGC, au pouvoir.

Les deux hommes sont depuis en conflit ouvert, s'accusant mutuellement de faire obstacle à l'application de l'accord conclu à Conakry, en octobre 2016. Un accord, qui rappelons-le prévoit la désignation consensuelle du Premier ministre ayant la confiance du président" et devant rester en place jusqu'aux élections législatives prévues en 2018.

Précisons que le PAIGC a perdu la majorité absolue de 57 sièges sur 102, suite de la fronde de 15 de ses députés. C'est pourquoi, le président José Mario Vaz, souhaiterait selon des analystes, s'appuyer sur une majorité alternative, constituée des 41 députés du Parti de la rénovation sociale (PRS), la deuxième formation parlementaire du pays, et de 15 frondeurs.

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