5 Février 2018

Afrique du Sud: La transparence des industries extractives en débat à Cape Town

Début ce lundi, au Cap, en Afrique du Sud, d'une conférence internationale sur l'industrie minière, avec les principaux acteurs du secteur en Afrique. En RDC, toutes les exploitations se font dans la plus grande opacité.

Indaba Mininga, la rencontre annuelle qui se tiendra du 5 au 8 février 2018, à Cape Town en Afrique du Sud, va se pencher sur l'investissement minier en Afrique. Elle réunit des investisseurs, des sociétés minières, des gouvernements et d'autres parties prenantes du monde entier. Avec pour objectif d'apprendre et de se mettre en réseau, pour assainir le secteur de l'exploitation minière sur le continent africain.

Cette année, il est essentiellement question des occasions d'affaires pour les fournisseurs de biens et services dans le domaine de l'énergie et de l'électricité.

Après des débats en ateliers, les milliers de participants à cette réunion souhaitent adopter des résolutions visant à assainir le secteur de l'extraction minière dans le monde. En RDC, la société civile milite depuis plus d'une décennie pour l'adoption d'un nouveau code minier.

Les activistes critiquent les nombreuses faiblesses dans la loi minière en vigueur. "En dépit de l'existence des lois qui prônent la transparence et qui prônent la redevabilité et l'implication dans le développement, ce secteur est gangrené par beaucoup de maux. L'exploitation des ressources naturelles ne profite en rien aux populations congolaises. Ça profite à une brochette de gens", se plaint Me Alexis Muhima, de l'observatoire de la société civile pour les minerais de Paix, à Goma, dans l'est de la RDC.

Complicité

La société civile congolaise critique aussi, ce qu'elle assimile à une complicité, de certains investisseurs miniers qui rechignent à suivre les procédures légales, dans la conclusion des contrats miniers. "Vous allez vous rendre compte que du côté des opérateurs internationaux, la grande partie, ce sont des sociétés off-shore, dont on ne connait même pas en réalité, les véritables actionnaires, et ça, ça laisse malheureusement la possibilité pour certains opérateurs politiques, d'être à la fois acteurs économiques et à la fois opérateurs politiques."

"C'est en cela que ça représente un conflit d'intérêt complètement inacceptable, qui nous amène à la situation à laquelle, nous sommes aujourd'hui", explique au micro de la DW, Al Kitenge, un analyste économique.

Plusieurs rapports d'ONG internationales accusent régulièrement certains proches du président Joseph Kabila de posséder des sociétés impliquées dans l'extraction minière. Le tout dans la plus grande opacité. C'est pourquoi ces ONG exigent la révision du système fiscal des industries extractives, espérant qu'il y ait ainsi plus de transparence.

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