7 Février 2018

Madagascar: « Rap gasy » - Retour irrévocable de Buddha el Taga

Buddha El Taga reste fidèle à son image.

Classé dans la catégorie de rappeur métaphysicien versant dans le rap « hardcore », Buddha El Taga est bien connu dans le microcosme du « rap gasy ». Vendredi, il signe à nouveau son retour sur le devant de la scène.

Dans le monde du « rap gasy », les anciens ne cessent de faire un retour en force. Entre les Takodah sy Ngah Be, Double'nn et sa clique, Buddha El Taga n'est pas en reste. Multipliant incessamment les apparitions, le rappeur donne un nouveau rendez-vous aux amateurs de « rap gasy » à l'Is'Art Galerie Ampasanimalo. Sans changer la formule qui gagne, il partagera la scène avec ses compères, aussi militants et engagés que lui, le temps d'un vendredi soir.

Buddha El Taga est un rappeur conscient de l'image qu'il veut véhiculer et des principes qu'il veut exprimer. Manifestant son attrait pour les préceptes bouddhistes, ce qu'il déclame avec son « blaze » définitif, il le prône dans un rap traitant de la métaphysique générale dans du « soft », du « hardcore » et du « horrorcore ». Au mois d'août, il sort son single « Ditsoka », remake de la version sortie en 2002. Ce single est un extrait de son prochain album « Metamorphosis » prévu être dans les bacs cette année.

Alarmé par la situation précaire du moment, Buddha el Taga de réitérer que « Madagascar est très riche en matière d'art et de culture, un domaine que l'on peut tout à fait mener dans une plus haute sphère. Le peuple a besoin de conscientisation à cause du manque de repère culturel. De ce fait, le rôle des artistes est surtout de donner le bon exemple. »

Donnant à une jeunesse passionnée et déterminée une occasion de construire une société plus saine et plus responsable. Structuration, circulation, protection, promotion, le tout en jalonnant un parcours d'engagement pour défendre librement les musiques et arts actuels.

Précurseur du « rap gasy ». Ayant commencé au sein du clan Tangala Mainty, le rappeur fait partie du groupe « Olon'ny Tena Fanahy » (OTF). Parmi les précurseurs du « rap gasy », le clan Tangala mainty a eu ses heures de gloire dans les années 90. Tiré du « Tangala mena », le nom du clan a été choisi dans l'esprit de perpétuer les valeurs culturelles malgaches à travers les textes. Le groupe a été formé en 1998, à l'époque, le clan a reçu le prix du meilleur clip malgache grâce à son single « Tehina ». Plus tard, Buddha el Taga appose une idée de maturation sur le plan musical ainsi que sur la vie générale du clan. Par ailleurs, le rappeur reste fidèle à son image en gardant toujours le genre métaphysique.

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