8 Février 2018

Tunisie: Le traitement placebo... !

En effet, la durée d'inactivité de la production du phosphate, en arrêt forcé depuis le 20 janvier dernier, risque de se prolonger dans le temps en l'absence de solutions efficientes avec ce dialogue de sourds entre les responsables et les mécontentents parmi les candidats au fameux concours. Lancés pour apaiser la crise du chômage qui sévit dans la région, les concours de recrutement sont devenus un problème épineux.

Une lueur d'espoir demeure tout de même au vu des dernières décisions prises par le ministère des Mines et des énergies renouvelables. Mais qu'en est-il du feedback de ce lot de décisions chez les protestataires qui campent encore sur leur position avec un «niet» pour la reprise de l'activité phosphatière ? Nous nous sommes rendus sur les lieux pour prendre le pouls de la situation.

B.M 25 ans bachelier et diplômé en électronique auto s'exprime : «On parle du recrutement de 1700 agents d'exécution, alors que seulement 1525 ont été dénombrés. Nous ignorons exactement le nombre de personnes déclarées admises, et à Metlaoui, seuls 200 candidats admis sont connus. Le paramètre de «quota» réservé à chaque délégation minière n'a pas été respecté.

Des résultats délibérés dans le flou total et les responsables font la fine bouche pour venir nous expliquer ce qu'il se passe. Parmi les admis, je connais des personnes qui travaillent ailleurs. Il y a même un que je connais de près et qui travaille en Italie. Un jeune lycéen de 18 ans a été admis, alors que 4 autres appartenant à la même famille ont décroché le sésame. Autant d'aberrations et de dépassements qui font de ce concours celui de la honte. La décision prise par le ministère de tutelle de recruter un supplément de 125 personnes risque de rester lettre morte. On ne sait plus à quel saint se vouer. La direction générale de la CPG et l'Agence tunisienne de la formation professionnelle et de l'emploi ont cadenassé les portes pour ne pas répondre à nos requêtes. Nous exigeons la venue d'une délégation ministérielle pour y voir plus clair. Entre-temps, le blocus continue et nous ne nous contenterons plus de promesses, beaucoup d'irrégularités doivent être élucidées».

Sur les visages marqués par l'amertume et des regards inquisiteurs, les protestataires semblent déterminés à ne pas lâcher du lest. La reprise de la production du phosphate risque d'être « une césarienne » douloureuse, à moins que l'on trouve le bon praticien (... )

Des avis mitigés

Avec un arrêt qui dure depuis le 20 janvier dernier, la CPG risque de s'enliser et les lendemains ne s'annoncent pas sous les meilleurs auspices. Les cadres des trois directions générales de Tunis, Sfax et Gafsa sont dans la tourmente et se font des soucis pour l'avenir de ce trust face au mutisme des centres de décision.

Les syndicats de base des cadres supérieurs, des cadres moyens et des agents ont tenu une réunion d'urgence à l'issue de laquelle la décision de suspendre l'activité à partir de jeudi 8 février a été prise à l'unanimité. Son de cloche différent du côté de la direction générale qui a lancé, mardi dernier, un appel à ses cadres pour faire valoir la sagesse et ne pas user de ce moyen peu orthodoxe qui ne peut aider à lever le blocus sur les sites de production.

Un appel qui peut être vain au vu de la position des responsables syndicaux qui sont décidés à entériner leur décision, alors que du côté des cadres, toutes classes confondues, les avis sont mitigés.

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