8 Février 2018

Cote d'Ivoire: 6e rapport sur le pays - La Banque mondiale insiste sur la nécessité du rattrapage technologique

La Banque mondiale a présenté ce jeudi 8 février, à l'auditorium de la Primature, son 6e rapport économique sur la Côte d'Ivoire, intitulé « Aux Portes du Paradis - Comment la Côte d'Ivoire peut rattraper son retard technologique». Ce, en présence des membres du gouvernement, des diplomates, des partenaires techniques et financiers etc.

L'auteur de ce rapport, Jacques Morisset, coordonnateur sectoriel macro-économie de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, le Togo, le Bénin, le Burkina Faso et le Bénin, note que la vitesse de convergence de la Côte d'Ivoire peut s'accélérer si elle adopte et adapte les nouvelles technologies, par le biais d'un rattrapage des nouvelles technologies ou d'un convergence non-conventionnelle.

Car, explique-t-il « Des sources de croissance commencent à s'essouffler, notamment la croissance du secteur public qui nécessite aujourd'hui une contribution importante du secteur privé ».

Il relève néanmoins que la situation économique de la Côte d'Ivoire reste bonne, dans la mesure où, c'est le deuxième taux de croissance du continent africain et le 4e taux le plus rapide du monde. Cette situation économique, pense-t-il, peut s'améliorer sur certains plans.

Ainsi, il propose une triple stratégie que le pays pourrait adopter pour le rattrapage technologique. A savoir : Encourager la diffusion des nouvelles technologies avec une ouverture vers l'extérieur ; renforcer les capacités locales ; renforcer la connectivité tant physique que virtuelle surtout que l'innovation s'accélère avec l'échange de biens, de services, de personnes etc.

Mais , précise Jacques Morisset, ce rapport ne donne pas des recommandations, mais plutôt des pistes pour discuter avec l'ensemble de la société ivoirienne.

Commentant de façon succincte le contenu de ce rapport, le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d'Ivoire, le Togo, le Bénin, le Burkina Faso et le Bénin et la Guinée, Pierre Laporte a soutenu que cette triple stratégie a permis à certains pays comme le Kenya d'opérer la technologie des transferts d'argent par la téléphonie mobile importée par Vodafone et qui s'est par la suite répandue dans la plupart des pays africains. « Pour la Côte d'Ivoire cette stratégie s'impose avec un sentiment d'urgence », lance-t-il.

Le ministre de l'Economie et des Finances, Adama Koné, qui représentait le Premier ministre, a mis en exergue les initiatives prises par le gouvernement pour améliorer l'environnement des affaires, voire faciliter l'accessibilité aux technologies de l'information et de la communication, notamment l'élaboration d'un cadre légal et réglementaire dans ce secteur, la dématérialisation des procédures administratives etc. Il a aussi indiqué que l'agriculture doit se mettre à l'ère des technologies pour l'amélioration de la production.

Cote d'Ivoire

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