12 Février 2018

Afrique de l'Ouest: CEDEAO - Marcel Alain De Souza fait ses adieux au président Roch Kaboré

Le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a successivement reçu, le jeudi 8 février 2018 à Ouagadougou, une délégation du Lions Club International et le président de la Commission de la CEDEAO en fin de mission, Marcel Alain De Souza.

Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en fin de mission, Marcel Alain De Souza, témoigne sa reconnaissance au chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, pour son soutien. De passage à Ouagadougou, il est allé témoigner sa gratitude, le jeudi 8 février 2018, au locataire du palais de Kosyam. « Nous avons remercié le président pour le soutien qu'il nous a apporté dans la réforme de la CEDEAO, conformément à notre mandat. La commission devait passer de 15 commissaires à 9, mais les chefs d'Etat ont récemment décidé à nouveau, en marge de l'Assemblée générale de l'Union africaine, de maintenir les 15 commissaires. C'est un retour à la case départ. Comment attribuer ces postes et dynamiser encore la CEDEAO ? Nous en avons parlé et il nous a prodigué ses conseils », a confié le distingué visiteur du palais présidentiel, à l'issue de son entretien avec le maître des lieux.

Il dit avoir profité de l'occasion pour faire le point d'un certain nombre de dossiers de la CEDEAO avec le président du Faso. Il dit avoir évoqué l'inauguration du centre national de coordination et d'alerte précoce, intervenue quelques heures avant l'audience. « Le centre du Burkina est le troisième après celui de Bamako et de Monrovia. C'est un centre d'une importance capitale pour gérer les problèmes sécuritaires, alimentaires, sanitaires, et environnementaux. Bref, la sécurité humaine », a-t-il soutenu.

M. De Souza a pour la circonstance remercié le président Kaboré pour sa contribution à l'implantation de l'édifice. « Quand on a voulu implanter ce centre, les choses tergiversaient. Mais dès qu'on l'a approché, il a mis à notre disposition par un décret les agents et les experts nécessaires, ainsi que l'endroit. Nous l'avons remercié pour son implication personnelle, et lui avons dit aussi que le centre a eu le soutien du peuple américain et de l'USAID, qui nous ont appuyés dans la formation des experts pour l'atteinte de très bons résultats », a-t-il mentionné, insistant sur l'importante contribution de ce type de centre dans l'anticipation des crises sanitaires et des pénuries alimentaires.

De la cherté de la mobilisation des troupes

La crise politique à répétition en Guinée-Bissau a été une fois de plus évoquée. « Nous avons ensuite discuté de la situation en Guinée-Bissau qui nous préoccupe. Nous avons mis des sanctions en place et ce n'est pas de gaieté de cœur. C'est pour amener les différentes parties à appliquer les accords de Conakry et de Bissau. Ça nous coûte excessivement cher d'envoyer des troupes dans ce pays. Le Burkina y a des troupes, alors qu'il est confronté à des problèmes sécuritaires. C'est un sacrifice qui coûte cher à la communauté, sans que nous n'ayons des résultats », a affirmé le président de la Commission de la CEDEAO sur le départ. Il dit espérer, en connaissance de cause, que des dispositions seront prises par les acteurs de la crise pour l'application des accords.

Le chef de l'Etat a également pris langue avec une délégation du Lions Club, conduite par son président international, Dr Naresh Aggarwal. « C'était un grand honneur pour moi de rencontrer le président du Faso. Ça a été l'occasion de présenter le Lions club International qui compte plus de 1 million 400 membres dans plus de 200 pays. Nous avons aussi parlé des besoins du Burkina Faso, au niveau de l'éducation, l'accès à l'eau potable et aux soins, afin d'améliorer les conditions de vie des populations les plus démunies et de leur permettre de vivre avec dignité », a rapporté celui-ci.

Il affiche l'intention de son mouvement de faire de son mieux pour aider les personnes dans le besoin. « 18 millions de personnes ont besoin de nous. Il y a encore beaucoup de pauvreté au Burkina », a regretté le Dr Aggarwal. Toutefois, il a souhaité que plus de bonnes volontés rejoignent le Lions Club pour transformer positivement des vies. « Nous avons besoin de plus de membres pour notre association au Burkina, notamment ceux qui peuvent apporter de l'aide à notre famille. Nous avons le défi de donner la dignité à chaque homme que Dieu a créé », a-t-il lancé.

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