13 Février 2018

Cote d'Ivoire: Criminalité transnationale - La Grande-Bretagne équipe le pays

La capacité opérationnelle de l'Unité de lutte contre la criminalité transnationale (Ulct) renforcée. Lundi 12 février 2018, Harriett Baldwin, ministre britannique des Affaires étrangères pour l'Afrique et la coopération internationale a remis au premier responsable de cette structure, Adomo Bonaventure, un appareil de détection des substances nocives et illicites comme la drogue.

Cet équipement, à en croire la donatrice qui était accompagnée de l'ambassadrice de la Grande-Bretagne, Joséphine Gault, au cours de cette visite dans les locaux de l'Ulct sis à la Riviera Abatta, a indiqué que cet appareil est une sorte de " chien renifleur" utilisé par les agents de son pays pour traquer les "dealers"

« C'est le même type d'équipement que nous utilisons en Grand Bretagne. Il est très efficace. Vivement qu'il vous aide dans vos actions de traquer les trafiquants », a-t-elle espéré, tout en précisant que des techniciens de l'ambassade britannique se chargeront, pendant 24 heures, de former les agents de l'Ulct afin de les aider à maîtriser cet équipement ultra moderne.

Elle s'est ensuite félicitée de la qualité des relations diplomatiques entre son pays et la Côte d'Ivoire. Bien avant, Harriett Baldwin a dit être venue pour saluer les agents de l'Ulct pour le travail qu'ils abattent pour démanteler les réseaux de trafiquants.

Adomo Bonaventure, en présence de Vincent Toh-Bi et du général Lanciné Cissé, respectivement directeur de cabinet du ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard Donwahi, et directeur de cabinet adjoint du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Sidiki Diakité a promis de faire bon usage de l'équipement reçu. « Vous pouvez compter sur nous. Nous allons bien prendre soin de cet équipement qui va nous permettre d'être plus opérationnel », s'est-il satisfait.

Les deux représentants des ministres, joignant leurs voix, ont soutenu que la visite de la ministre britannique en Côte d'Ivoire témoigne de la parfaite relation qui existe entre les deux Etats.

Concernant le champ d'action de l'Ulct, Adomo Bonaventure a fait savoir que cette structure est chargée, en synergie avec celle des autres pays, de collecter, d'analyser les informations et de mener des enquêtes sur les faits de trafics illicites de drogue, de criminalité transnationale et sur tout autre trafic jugé illicite.

Conformément à cette mission, selon lui, ses agents qui sont très bien formés, ont saisi il y a deux semaines 600 kilos d'Ivoire et 500 kilos d'écailles de pangolin. « Avant cela, l'année dernière, nous avions saisi trois tonnes d'écailles de Pangolin », a-t-il ajouté.

Le directeur général de l'Ulct s'est empressé de préciser que les 600 kilos d'Ivoire saisis ne proviennent pas des éléphants tués en Côte d'Ivoire. « Les trafiquants veulent installer une sorte de plate-forme de transit de l'Ivoire de chez nous vers l'Asie.

En Côte d'Ivoire, la loi n'est pas rigoureuse concernant le braconnage. Par conséquent, les trafiquants qui sont dans les pays comme l'Ouganda, le Mozambique, même le Nigeria font passer leurs Ivoires par la Côte d'Ivoire en direction des Etats de l'Asie. Nous devons donc renforcer notre législation sur cette question », a-t-il insisté.

Adomo Bonaventure, joignant l'acte à la parole, a initié une visite guidée pour montrer à Harriett Baldwin et sa délégation, le lot des produits et marchandises illicites saisis par ses services.

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