14 Février 2018

Afrique de l'Ouest: Corridor Ouaga/Lomé - L'URCB dénonce la persistance des rackets et tracasseries policières

Prendre à témoin l'opinion nationale et internationale sur la continuité des tracasseries que subissent leurs chauffeurs routiers sur le corridor Ouagadougou - Lomé. C'était l'objet de la conférence de presse animée par l'Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), le mardi 13 février 2018 au siège de ladite union.

« L'UCRB et sa centrale syndicale CSB se réservent le droit de mener à bien par tous les moyens légitimes et légaux, la consolidation des acquis du protocole d'accord obtenu sous l'égide du chef de l'Etat. Elles demeurent de ce fait prêtes à entamer des actions si les recommandations citées ne sont pas prises en compte ».

Des propos tenus le 13 février dernier, lors d'une conférence de presse organisée par les premiers responsables de l'Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB) et de la Confédération syndicale burkinabè (CSB). En effet, les chauffeurs routiers du Burkina ont décidé, à travers cette rencontre, d'interpeller les autorités sur le non-respect de certains engagements.

Et Brahima Rabo, président de l' UCRB, de déclarer que les tracasseries subies par leurs chauffeurs routiers persistent toujours sur le corridor Ouagadougou - Lomé avant de revenir sur un certain nombre de points.

C'est ainsi qu'il a rappelé dans un premier temps, le non-respect par les autorités communales de la circulaire gouvernementale supprimant la taxe de traversée.

Le président de l'UCRB explique que tout chauffeur routier paie la taxe routière pour rouler tranquillement et lorsqu'il y a un parking aménagé dans une ville, il stationne pour se reposer et paie avant de quitter les lieux. Alors que, affirme-t-il, les chauffeurs routiers font face à des barrières où il leur est demandé de payer une taxe communale.

« Ce qui n'est pas normal », fait savoir Brahima Rabo parce que, dit-il, une lettre circulaire a été adressée à tous les gouverneurs de région depuis 2006 qui supprime la taxe de traversée de la commune. C'est dans ce sens que l'UCRB exige de l'autorité, l'application stricte des décisions gouvernementales.

Les contrôles se font toujours sous un arbre

Au sujet du protocole d'accord-parties concernant les postes de contrôles, l'UCRB par la voie de son président fait le constat que celui-ci n'est pas respecté.

En rappel et suite au mouvement d'humeur des chauffeurs routiers au deuxième semestre de l'année 2017, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s'est personnellement impliqué pour la résolution de la crise.

La suite, un protocole d'accord a été signé le 5 août 2017 portant reprise des paiements des redevances de passage aux postes de contrôle juxtaposés de Cinkansé.

Dans cet accord, on relève que le nombre de postes de contrôles documentaires sur le corridor est limité à deux soit un poste à la sortie de Cinkansé et un autre à l'entrée de Ouaga ; le nombre de postes de contrôles sécuritaires effectués au pied du véhicule sur le corridor est limité à trois soit Bittou, Tenkodogo et Koupèla.

Il est aussi dit que le chef d'état-major de la Gendarmerie nationale et le directeur général de la Police nationale s'organiseront de manière concertée pour le respect du nombre de postes.

Mais, le constat fait par les chauffeurs routiers est tout autre, relève Guy Olivier Ouédraogo, secrétaire général de la CSB qui avoue que c'est un harcèlement moral qui se produit sur le terrain pour amener les chauffeurs routiers à se faire racketter.

Selon les constats de l'UCRB, on note la reprise effective du paiement de la redevance et au niveau du poste de contrôle de Koupèla, les contrôles se font toujours sous un arbre alors que, selon, l'union, cela devrait se faire au pied du véhicule afin de minimiser d'éventuels risques.

Elle relève également la persistance des rackets et tracasseries aux postes sécuritaires de Bittou, Tenkodogo et Koupèla malgré le protocole d'accord.

L'UCRB ne comprend pas que dans un pays comme le Togo, il n'y ait aucun poste de Lomé à Cinkansé et de Cotonou, au Bénin jusqu'à la frontière du Burkina.

Pour éviter que la crise resurgisse, l'UCRB a pris des recommandations qui se résument, entre autres, à la convocation d'une rencontre urgente entre les parties prenantes pour élucider les points d'incompréhensions, la clarification du poste de contrôle documentaire au niveau de Cinkansé, la mise en place d'un comité ad 'hoc de veille et de suivi des accords la réduction du nombre de contrôles sur l'axe Cinkansé - Koupèla afin de minimiser les rackets et les tracasseries.

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