16 Février 2018

Afrique: Les dirigeants mondiaux rejoignent une nouvelle initiative pour vaincre les maladies non transmissibles

Photo: Liberation
Un patient testant le niveau de sucre dans son sang.
communiqué de presse

16 février 2018 | Genève - L’OMS annonce aujourd’hui la création d’une nouvelle commission de haut niveau réunissant des chefs d’État, des ministres, des dirigeants de la santé et du développement et des entrepreneurs. Ce groupe proposera des solutions audacieuses et novatrices pour accélérer la lutte contre les principaux facteurs de mortalité sur la planète, c’est-à-dire les maladies non transmissibles (MNT) comme les cardiopathies, les pneumopathies, les cancers et le diabète.

La Commission mondiale indépendante de haut niveau de l’OMS sur les maladies non transmissibles est coprésidée par le Président Tabaré Vázquez d’Uruguay; le Président Maithripala Sirisena du Sri Lanka; le Président Sauli Niinistö de Finlande; Veronika Skvortsova, Ministre de la santé de la Fédération de Russie et Sania Nishtar, ancienne Ministre fédérale du Pakistan.

Chaque année, 7 décès sur 10 dans le monde sont dus aux MNT dont les principaux facteurs contributifs sont le tabagisme, l’usage nocif de l’alcool, la mauvaise alimentation et la sédentarité. Plus de 15 millions de personnes meurent chaque année des MNT entre l’âge de 30 et 70 ans.

Les pays à revenu faible ou intermédiaire de la tranche inférieure sont de plus en plus touchés et l’on y recense la moitié de ces décès prématurés.

On peut sauver de nombreuses vies grâce au diagnostic précoce, en améliorant l’accès à des traitements abordables et de qualité et avec une approche impliquant tous les secteurs gouvernementaux pour réduire les principaux facteurs de risque.

«Les MNT sont les premiers facteurs de mortalité évitables, mais le monde n’en fait pas assez pour les prévenir et les combattre», déplore le Dr Vázquez. «Nous devons nous demander si nous voulons condamner les futures générations à mourir trop jeune, à vivre en mauvaise santé et à perdre des opportunités.

La réponse est clairement «non». Il y a tant à faire pour préserver et soigner les gens, pour les protéger du tabac, de l’usage nocif de l’alcool, des aliments mauvais pour la santé, des boissons sucrées, pour leur donner accès aux services de santé dont ils ont besoin et stopper net les MNT.»

Michael R. Bloomberg, Ambassadeur mondial de l’OMS pour les maladies non transmissibles et membre de la Commission indique: «Pour la première fois dans l’histoire, davantage de personnes meurent de maladies non transmissibles, comme les cardiopathies ou le diabète, que de maladies infectieuses.

Personne n’est épargné par ces décès, ni riche, ni pauvre, ni jeune, ni vieux et le coût économique est très lourd pour les pays. Plus nous mobiliserons l’appui du public pour les politiques gouvernementales ayant apporté la preuve qu’elles sauvent des vies – ce que fera la Commission – plus nous progresserons dans le monde».

La nouvelle Commission a été établie par le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, et fonctionnera jusqu’à octobre 2019.

Elle donnera des recommandations pragmatiques pour apporter sa contribution à la Troisième Réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les MNT, prévue au second semestre de 2018. Elle soumettra aussi son premier rapport au Dr Tedros début juin.

«Tout le monde a le droit à une vie en bonne santé», a déclaré le Dr Tedros. «Nous pouvons vaincre les facteurs de l’épidémie de MNT, qui font partie des principaux obstacles à la santé existant dans le monde.

J’attends de la Commission qu’elle nous montre de nouveaux moyens de lever les barrières à la bonne santé, qu’elle définisse des mesures novatrices, audacieuses et pratiques pour intensifier la prévention et le traitement des MNT et donner la santé à tous.»

Le Dr Nishtar, Coprésidente, estime que la création de la Commission vient au moment opportun, alors que le monde se prépare à la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur les MNT.

«Cette année, les gouvernements devront rendre compte des progrès qu’ils ont accomplis pour protéger leurs citoyens des MNT», a-t-elle dit.

«S’il y a eu des améliorations dans certains pays et Régions, le rythme général du progrès a été d’une lenteur inacceptable. Il en résulte que beaucoup trop de personnes souffrent et meurent de MNT qui auraient pu être évitées, ce qui porte un coup humain et économique aux familles, aux communautés et aux gouvernements.»

L’Assemblée mondiale de la Santé a approuvé l’ensemble OMS des «meilleurs choix» et d’autres interventions d’un bon rapport coût/efficacité qui ont apporté la preuve qu’elles évitaient ou retardaient la plupart des décès prématurés dus aux MNT.

Ces mesures, pouvant être facilement étendues dans les pays, visent la prévention, le traitement des MNT et la sensibilisation des populations au problème.

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Paul Garwood
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Tarik Jašarević
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