17 Février 2018

Cote d'Ivoire: Restauration de biodiversité du pays - La phase de préparation lancée

La panthère, l'autruche, l'hyène, la girafe et le rhinocéros, pour ne citer que ceux-là, ne sont désormais pré- sents que dans les contes et livres d'histoire en Côte d'Ivoire.

Ces espèces ont quasiment disparu de la biodiversité. Un autre, l'éléphant, est menacé de disparition. L'emblématique pachyderme qui a prêté son nom au pays et à l'équipe nationale de football voit chaque année sa population réduite drastiquement du fait du braconnage.

Pas moins de 1000 élé- phants seraient en liberté selon les rapports des experts. Devant un tel tableau alarmant, c'est tout naturellement que la ministre de la Salubrité, de l'Environnement et du Développement durable, Anne Désirée Ouloto, a applaudi des deux mains le lancement de la phase de préparation du projet « Durabilité et approche de développement pour la gestion transformationnelle, la restauration, la conservation des forêts et la biodiversité en Côte d'Ivoire », le jeudi 15 février 2018, à Cocody-Angré.

Ce projet permettra à la Côte d'Ivoire d'apporter une réponse adéquate à la prise en compte du foncier rural dans le processus de lutte contre la déforestation et la gestion durable et participative de ressources naturelles ; de mettre en place un mécanisme durable de financement en soutien à l'économie et aux emplois verts ; de disposer d'informations fiables sur un certain types d'écosystèmes et de multiplier les efforts de conservation des parcs nationaux.

La phase de préparation devrait permettre entre autres de collecter les données et informations manquant pour une meilleure conception de la phase opé- rationnelle. La ministre, dont le message a été porté par son directeur de cabinet, Fofana Ibrahima, s'est félicitée de l'aboutissement de ce projet car il prend en compte la flore et la faune.

En un demi siècle, 80% des forêts de la Côte d'Ivoire a-t-elle noté ont disparu. « Ainsi, de 16,5 millions d'hectares en 1960, il ne reste plus qu'environ 2 millions d'hectares », a-t-elle indiqué, pré- cisant que le projet qui sortira de cette phase contribuera à faire migrer le pays vers un développement sobre en carbone et à avoir une économie verte et résiliente.

Le Fonds mondial pour l'environnement (Fem) et l'Onu environnement sont les partenaires techniques et financiers qui accompagnent le Gouvernement ivoirien pour la mise en œuvre de ce projet. Mme Angèle Luh Sy, chef du bureau sous-régional de l'Onu environnement, a expliqué que le président ivoirien Alassane Ouattara a donné un signal fort à la communauté internationale en plaidant en 2014 pour une agriculture zéro déforestation, au sommet mondial sur le climat.

C'est ainsi qu'en 2013, à la demande des autorités ivoiriennes, l'Onu environnement a mené une étude sur l'évaluation environnementale post conflit de la Côte d'Ivoire. Il ressort que la déforestation, importante et continue du pays, est causée principalement par la transformation des forêts classées en terres agricoles et que tous les parcs nationaux ont été touchés par le conflit.

Cote d'Ivoire

Inondations - L'heure du deuil à Abidjan

Le jour d'après, en Côte d'Ivoire. Au moins 18 personnes sont mortes dans les fortes inondations qui ont… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Le Patriote. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.