19 Février 2018

Guinée Bissau: Fernando Vaz, Ministre du Tourisme, Porte-parole du gouvernement - « Nous demandons aux chefs d'Etat de la CEDEAO de nommer un nouveau médiateur »

Les initiateurs de la marche contre les sanctions de la Cedeao ont demandé la tenue d'une réunion extraordinaire de la conférence des chefs d'Etat de la Cedeao pour clarifier l'accord de Conakry. « Nous voulons la nomination d'un nouveau médiateur indépendant intéressé pour assister la Guinée-Bissau », a déclaré le ministre du Tourisme, porte-parole du gouvernement.

«L'Etat utilisera tous les mécanismes pour que ces sanctions ne soient pas efficaces», a ajouté le porte-parole du gouvernement. «Il faut que la Cedeao prenne des décisions qui tiennent compte des aspirations du peuple guinéen. La majorité du peuple n'est pas d'accord. La Cedeao pense qu'elle peut amener la paix en prenant des sanctions. Au contraire, les mesures vont exacerber la tension politique», a ajouté M. Vaz.

Selon le porte-parole, les sanctions menacent la stabilité du pays. C'est pourquoi, il estime que la Cedeao doit nommer un nouveau médiateur. «Nous avons, dans la sous-région, des chefs d'Etat à la tête de pays démocratiques. Ils sont plus habilités à entreprendre une médiation pour aider les dirigeants de la Guinée-Bissau à trouver des solutions consensuelles», a dit le porte-parole du gouvernement qui fait partie des personnalités sanctionnées par la Cedeao. « En Guinée Conakry, depuis quelques jours, il y a des tensions politiques qui ont entrainé la mort de plus de 30 militants. Cela disqualifie le président Condé. Le président Faure du Togo est aussi disqualifié. Son pays a enregistré plusieurs morts lors des manifestations politiques», a-il ajouté.

Pour Fernando Vaz, la sanction est arbitraire. «Une partie a été sanctionnée sans fondement. Nous voulons une liberté de la presse. Ces personnes ont été sanctionnées avec leurs familles alors que nous ne sommes pas en guerre. Des personnes qui n'ont rien à voir avec la situation politique. Il n'y a pas de guerre. Il y a juste une crise politique. Les droits humains sont respectés», a expliqué M. Vaz. «Nous n'avons pas commis de crimes. Les familles qui sont sanctionnées n'ont rien à voir avec la crise. L'accord de Conakry demande un Premier ministre consensuel. Il y a une nouvelle majorité qui a permis la nomination du Général Oumar Mballo. Cette décision doit être respectée», a ajouté le Porte-parole du gouvernement.

Guinée Bissau

Mort de deux pêcheurs en Guinée-Bissau

Le ministre de la Pêche et de l'Economie maritime, Oumar Guèye, a présenté lundi les… Plus »

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Copyright © 2018 Le Soleil. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour toute modification, demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.