19 Février 2018

Guinée: Les écoles guinéennes encore très perturbées par la gréve

Photo: Aminata.com
Damantang Albert Camara ministre de l'enseignement technique, de la formation professionnelle, de l'emploi et du travail et porte-parole du gouvernement.

Malgré les menaces financières du gouvernement, de nombreuses écoles étaient encore vides ce lundi. Certains élèves s'inquiètent désormais pour leur examens à venir.

Malgré les menaces financières et un mouvement qui dure depuis près de deux semaines, la grève des enseignants se poursuit en Guinée. Lancée le 12 février dernier, cette action de la branche dissidente du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée continue de perturber le système éducatif du pays. Ce lundi, la plupart des établissements publics et privées de la capitale sont restés quasiment vides malgré les appels du gouvernement à suspendre la grève.

Les enseignants continuent de bouder les salles de classes. "Sur un effectif prévu de 2076 élèves nous avons ce matin que 86 élèves soit un pourcentage de 5%. Des enseignants aussi manquent à l'appel. La situation nous inquiète", raconte Sory doumbouya, responsable d'une école de la banlieue de Conakry. Dans un communiqué diffusé dimanche soir, le gouvernement a appelé tous les enseignants ainsi que les élèves à reprendre le chemin de l'école. Tout contrevenant à cette décision coté enseignant, verra son salaire du mois de février bloqué, conformément aux dispositions du code de travail.

Des élèves inquiets

"C'est juste un rappelle il faut que les enfants aille a l'école", explique Albert Damantan Camara, porte parole de gouvernement. "Certains suivent normalement leur cours d'autre ne le font pas. C'est un déséquilibre entre ceux qui vont sont en train de prendre de l'avance sur les autres". Et de répéter qu'il veut que cette situation cesse en appelant à la "responsabilité" des syndicats.

Les élèves rencontrés dans certains quartiers de Conakry affirment que cette grève impacte négativement le déroulement de leur programme scolaire. "Vraiment on souffre beaucoup, nous les élèves de terminale, parce qu'on est en retard encore de plus on ne peut pas rattraper pendant ces derniers jours", raconte Fatoumata binta Diallo qui prépare cette année son baccalauréat. "L'état n'a qu'à nous aider maintenant pour reprendre les cours. On prépare le bac et notre avenir, s'il nous retarde cela va beaucoup jouer."

Vendredi dernier Aboubacar soumah le chef de file du mouvement a décliné une invitation de l'inspecteur général du travail. IL a ensuite demandé aux enseignants de poursuivre la grève. Un mouvement qui a déjà fait deux morts à Conakry.

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