20 Février 2018

Burkina Faso: Agitation autour du procés du putsch manqué de 2015 - Le CFA invite les autorités à « user de toute la puissance publique »

L'agression sexuelle d'une fillette de 15 ans, les « actes de déstabilisation de l'Etat » et la tenue prochaine du procès du putsch manqué. Ce sont là, les problématiques sur lesquelles s'est prononcé le Collectif des femmes actives du Burkina (CFA), lors d'une conférence de presse, le 19 février 2018 à Ouagadougou.

Après la sortie du Mouvement Brassard noir la semaine dernière pour dénoncer des actes de « manipulation » quant à la tenue du procès du putsch manqué le 27 février prochain, c'est au tour du Collectif des femmes actives (CFA) de sortir pour donner de la voix sur la même question.

A entendre les premières responsables du collectif, le 19 février dernier, des politiciens auraient distribué de l'argent à des jeunes et à des femmes de certains quartiers de la ville de Ouagadougou tout en les invitant à sortir le jour-J pour perturber la tenue du procès. « Face à une telle situation, nous invitons les autorités à user de toute la puissance publique pour mettre ces individus hors d'état de nuire.

Nous appelons également les populations à se départir de ses agissements et à dénoncer les personnes qui les approcheraient », a lancé la présidente du collectif, Sally Koulibaly. Mais, cela n'est pas le seul appel que la première responsable du collectif a lancé.

En effet, selon elle, certains responsables d'OSC mènent des activités contraires à leur mission et véhiculent des messages dangereux pour la paix sociale. « Nous voulons parler de Safiatou Lopez qui, depuis quelque temps, n'a cessé de mener des attaques virulentes et tenir des propos malveillants sur les autorités du pays », a dit Sally Koulibaly.

Selon elle, des enregistrements audio circuleraient sur la toile, laissant transparaître la voix de la mise en cause. « Safiatou Lopez est une actrice de la société civile ; nous nous côtoyons beaucoup dans les manifestations.

C'est pourquoi nous disons que c'est apparemment sa voix qui se trouve sur les enregistrements », a dit la présidente du CFA.

« Mais de quoi est-il question dans ces enregistrements ? », lui ont demandé les Hommes de médias. Une question que la présidente du CFA a esquivée et donnera pour seule réponse ceci : « Quand on écoute l'enregistrement, il y a des choses qui vont à l'encontre du pays.

Je ne rentrerais pas dans les détails de ce que j'ai entendu, mais après avoir écouté l'audio, je ne suis pas contente ». Tout ce qu'elles souhaitent, elle et ses camarades du collectif, a-t-elle ajouté, c'est que Safiatou Lopez fasse une sortie pour se prononcer sur les enregistrements en question.

« On l'invite à sortir démentir. Nous voulons qu'elle sorte de son silence pour nous éclairer. Aussi, nous demandons au procureur du Faso de se saisir des enregistrements pour les authentifier », a souhaité Sally Koulibaly.

En outre, en tant qu'association féminine, le CFA s'est prononcé sur l'affaire de l'agression sexuelle d'une fillette de 15 ans dont s'est saisi le procureur pour que justice soit faite.

« Nous dénonçons cet acte ignoble et le condamnons avec fermeté et vigueur. Aussi, nous voudrions saisir cette occasion pour interpeller tous les acteurs de la vie sociale pour prendre les mesures idoines afin qu'aucune autre fille ne subisse le même supplice dans notre pays », a conclu la présidente du CFA.

Burkina Faso

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