21 Février 2018

Cote d'Ivoire: A quatre mois de la fin du projet - Ce que le PSAC a apporté aux producteurs

Après le 29 juin, le Projet d'Appui au Secteur Agricole, en vigueur depuis le 5 mai 2014 prendra fin. Le 15 février dernier, son coordonnateur, Agnéroh Amari Raphaël a organisé au siège de la structure, à Cocody-Angré, 8ème tranche, une conférence de presse pour faire le bilan de cette structure.

Il ressort de ses explications qu'au cours des quatre années d'exercice, l'Unité de coordination PSAC (UCPsac) a atteint la quasi-totalité des objectifs qui lui ont été assignés, allant parfois jusqu'à les dépasser.

De bons résultats qui n'ont pas échappé aux autorités ivoiriennes et même au Directeur des opérations de la Banque mondiale (dont l'organisme finance le Projet) Pierre Laporte, qui ont tous salué les actions menées par ce projet.

Selon Agnéroh Amari, le Psac dont l'objectif est la réduction de la pauvreté en milieu rural, à travers le financement de la croissance des filières agricoles que sont le cacao, l'hévéa, le palmier à huile, le coton et l'anacarde, grâce à l'enveloppe d'un peu plus de 75 milliards FCFA, a permis de capter dans sa base de données, 156 624 petits exploitants agricoles à faibles revenus. Soit 87,5% de l'objectif global, toutes filières confondues.

En ce qui concerne la productivité agricole, 47 674,45 ha (soit plus de 100%) de plantations ont été créées avec du matériel végétal amélioré.

Pour l'accès aux marchés, l'on enregistre 3 682,32 km de routes rurales réhabilités et entretenus sur 5 908 km, soit un taux de réalisation de 79%. L'aspect mobilisation des ressources des filières agricoles pour le cofinancement des activités est estimé à 16,543 milliards FCFA (99%), repré- sentant 78% de l'objectif global.

Au chapitre des acquis du Psac au profit des filières, l'on cite, entre autres, l'effectivité du principe du partenariat public-privé (filières, Etat, bailleurs), l'élaboration d'une Stratégie nationale de développement et d'entretien des routes rurales (Snderr), l'intégration de mesures de sauvegarde environnementale et sociale par l'ensemble des filières dans leurs activités, le renforcement des capacités des interprofessions et sociétés coopératives à mobiliser leurs ressources propres et à gérer les ressources du public dans le cadre de ce partenariat public-privé.

A en croire le coordonnateur du Psac, tous ces résultats générés par le Projet pendant ces quatre années sont « palpables » mais si « certains restent fragiles et méritent d'être accompagnés ». Et d'avertir : « Des mesures doivent être prises pour ne pas perdre les acquis du Projet ».

En effet, Agnéroh a fait remarquer qu'il est important de parachever certaines activités financées par le Projet, s'assurer qu'elles sont bien suivies et bien ancrées dans les communautés bénéficiaires.

« Après la fin du Psac prévue le 29 juin 2018, je suggère, si possible, comme cela s'est fait pour certains projets, des fonds additionnels pour prolonger le Projet afin de renforcer et consolider certains acquis.

Mieux, l'on peut prendre des dispositions exceptionnelles pour ne pas que ces acquis soient perdus », a insisté le coordonnateur du Psac.

En plus de la Banque mondiale, l'Etat ivoirien et les filières, le Psac bénéficie aussi d'un financement de l'Agence française de développement (Afd) à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D).

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