21 Février 2018

Cote d'Ivoire: Filière anacarde - Croisades pour la qualité

La Côte d'Ivoire, premier pays producteur de noix de cajou mais qui en transforme à peine 6%, veut relever le défi de la qualité pour mieux vendre ses produits et gagner des devises.

Le Conseil du coton et de l'anacarde, en collaboration avec la Plateforme qualité, a décidé, du 23 au 27 janvier, de faire la promotion de la qualité des noix de cajou pour la compétitivité globale de la filière anacarde.

Trois équipes de 18 membres, 6 de la direction générale du Conseil du coton et de l'anacarde et 12 de la Plateforme qualité de l'anacarde, se sont rendues dans les zones de production de Bondoukou, Bouna, Ferké-Boundiali et Mankono-Katiola, pour sensibiliser et impliquer étroitement les acteurs de la filière dans la gestion de la noix de cajou.

Le contenu du message pour la promotion de la qualité des noix de cajou, qui a été délivré dans les trois zones, a porté essentiellement sur quatre points. Les producteurs ont le devoir de commercialiser des produits bien séchés et bien triés. Les acheteurs et exportateurs ne doivent acheter que ces produits.

Les acteurs de la filière doivent respecter scrupuleusement toutes les dispositions relatives à la commercialisation, notamment celles liées à la qualité des produits. Ils doivent aussi être conscients de l'enjeu que représente la bonne qualité pour un développement durable de la filière anacarde ivoirienne.

N'Dri Philippe, conseiller spécial du Dr Adama Coulibaly, directeur général du Conseil du coton et de l'anacarde, a situé les enjeux de ces campagnes de sensibilisation, eu égard à la campagne de commercialisation qui est imminente.

Le Conseil veut accompagner tous les acteurs, à travers la Plateforme qualité, dans la démarche qualité, gage d'une meilleure profitabilité de la filière car la qualité a certes un coût, mais elle a aussi un prix sur le marché international.

Conscient de cette situation, le Conseil, a rappelé le représentant du directeur général, pour assurer le développement durable de la filière anacarde à travers une amélioration continue de ses résultats, a conduit, avec l'ensemble des acteurs institutionnels et les opérateurs de la filière, des réflexions sur la problématique de la qualité de la noix de cajou ivoirienne.

Ce qui a permis des avancées notables. Notamment, la mise en place d'une Plateforme qualité et l'adoption, en janvier 2017, d'un plan stratégique national de préservation et d'amélioration de la qualité des noix brutes de cajou en Côte d'Ivoire.

Les axes d'intervention identifiés ont porté sur toute la chaîne de valeur : la production, les opérations de récolte et post-récolte, la commercialisation, la transformation et l'exportation des noix de cajou.

Un ambitieux programme pour la valorisation de l'origine Côte d'Ivoire a été exécuté, mettant l'accent sur la sensibilisation, la formation des acteurs, l'amélioration de l'accès à la sacherie, l'application rigoureuse des mesures de restriction sur la qualité au niveau des déchargements et de l'exportation.

Pour sauvegarder tous ces acquis et faire bénéficier pleinement à l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeur des fruits de leurs efforts, le Conseil du coton et de l'anacarde et la Plateforme qualité veulent améliorer durablement la compétitivité de la filière ivoirienne de cajou.

Pour que la belle et première production de 114 772 tonnes enregistrée par la région du Béré, en 2017, puisse être totalement commercialisée ou transformée et créer de nouvelles richesses pour le mieux-être des populations.

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