21 Février 2018

Burkina Faso: 19e édition de la SNC - Les expressions culturelles traditionnelles hors compétition

Le Conseil des ministres s'est tenu, le mercredi 21 février 2018, à Ouagadougou, sous la direction du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Des décisions relatives à la 19e édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC) et des décrets ont, entre autres, été pris.

La 19 édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC) qui se tiendra à Bobo-Dioulasso, du 24 au 31 mars 2018, a pour thème «Sauvegarde des valeurs culturelles : enjeux et défis». La décision a été prise en conseil des ministres, le mercredi 21 février 2018, à Ouagadougou, à la suite du rapport y relatif fait par le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango. Aux dires du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, l'innovation majeure de la présente célébration est inhérente aux expressions culturelles traditionnelles.

«Désormais, les expressions culturelles traditionnelles, à savoir la danse traditionnelle pour les poules, adultes et jeunes, les vedettes de la musique traditionnelle, celle traditionnelle instrumentale et les chœurs populaires ne seront plus mises en compétition », a-t-il déclaré. A l'entendre, les lauréats de ces catégories au niveau régional viendront, en tant qu'ambassadeurs de leur région, faire leurs prestations à Bobo-Dioulasso et recevoir leurs prix. Le porte-parole du gouvernement a précisé que la compétition est, par contre, maintenue pour les expressions culturelles modernes à savoir le ballet, le slam, l'orchestre, la création chorégraphique...

« Pas de hiérarchie dans les valeurs culturelles »

Qu'est-ce qui a motivé la prise d'une telle décision ? « On estime qu'on ne peut pas mettre en compétition certains éléments culturels traditionnels. Il y a dans les régions des compétitions qui font émerger dans le bassin culturel le meilleur. Ce dernier vient à Bobo- Dioulasso, fait sa prestation et reçoit un prix sans être mis en compétition avec d'autres régions. On pense qu'il n'y a pas de hiérarchie dans les valeurs culturelles d'autant plus qu'elles se valent toutes », a répondu Rémis Fulgance Dandjinou. Au titre du ministère des Affaires étrangères et de la coopération régionale, le Conseil a marqué son accord à la demande d'agrément pour l'ouverture d'une ambassade d'Italie à Ouagadougou, au Burkina Faso. «D'après des études de 1999, il y a à peu près 20 mille Burkinabè installés en Italie.

L'ouverture de cette ambassade dans notre pays va fortement favoriser les questions de visas pour nos ressortissants qui vivent dans ce pays, faciliter leurs déplacements et repositionner le Burkina Faso au niveau de sa diplomatie », a expliqué le ministre de la Communication. Pour ce qui est du ministère de l'Economie, des finances et du développement, le Conseil a adopté un décret portant création d'une indemnité de conciliation au profit des contrôleurs et inspecteurs du travail.

En rappel, un protocole d'accord a été signé entre le syndicat dudit corps et le gouvernement le 29 décembre 2017. Ce document prévoit que cette indemnité soit octroyée pour compter du 1er janvier 2018 et payable au plus tard le 30 juin 2018. «C'est pour respecter cet engagement que le gouvernement a adopté ce décret », a soutenu M. Dandjinou.

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