22 Février 2018

Sénégal: Diourbel - Les enseignants décidés à combattre jusqu'au bout

Le Comité scientifique conjoint des syndicats d'enseignants que sont le SAEMSS, le CUSEMS, le SELS, le SELS A, l'UDEN et le SNELAS de Diourbel, a organisé hier, mercredi, un point de presse pour exiger le respect des accords signés en février 2016 entre l'Etat et les syndicats d'enseignants.

Ces enseignants ont décidé de corser la lutte jusque la satisfaction de leur plateforme revendicative. Selon eux, ils ne céderont pas aux menaces liées aux ponctions sur les salaires.

Le comité scientifique conjoint déroule son 4ème plan d'action, pour exiger le respect des accords que le gouvernement a signé avec les syndicats d'enseignants depuis le 14 février 2014.

Un point de presse a été organisé hier, mercredi 21 février 2018, après leur débrayage à 10 heures à la Bourse du travail pour évaluer la situation. Il s'agit d'un débrayage, le mardi 20 Février, les mercredis 21 et 28 à 10 heures, suivi d'une grève totale le 1er mars.

Mamadou Ndiaye est le porte-parole du comité scientifique conjoint de Diourbel : «Nous avons déroulé notre 4 ème plan d'action.

Il s'agit du boycott des évaluations standardisées pour demander le respect des accords signés qui ont été bafoués par l'Etat du Sénégal». Selon Mamadou Ndiaye, le porte-parole du jour, le mot d'ordre a été respecté à 80 % dans la commune de Diourbel et 75 % dans le reste du département.

Ces syndicalistes ont, par ailleurs, indiqué que la lutte ira jusqu'au bout pour la satisfaction de leur plateforme revendicative.

«Nous avons constaté que cet Etat là ne se préoccupe pas de l'éducation de nos enfants. Au lieu de s'occuper de l'école, l'Etat a d'autres priorités. Nous exigeons le paiement de notre argent pour avoir fait notre travail.

Nous demandons la fin des lenteurs administratives, car les enseignants sont fatigués. Ils n'avancent plus, on ne recrute plus. Il y a des classes multigrades tant que le gouvernement revalorisant la fonction enseignante en mettant la qualité sur les enseignements apprentissages», a martelé Mamadou Ndiaye.

Et de poursuivre : «nous n'avons pas peur des ponctions. Que l'Etat ponctionne nos salaires, c'est son affaire. Nous pensons qu'un Etat responsable devrait respecter les accords signés avant de ponctionner», conclut-il.

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