22 Février 2018

Burkina Faso: Promotion de l'élevage durable - De la nécessité d'un système unique de santé humaine et animale

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a présenté au cours d'un atelier tenu, le 22 février 2018 à Ouagadougou, les produits finaux de la première année de mise en œuvre du projet : « Elevage durable en Afrique 2050 (ASL 2050) ».

Lancé officiellement le 23 février 2017 à Addis-Abeba, le projet « Elevage durable en Afrique 2050 (ASL 2050) » mis en œuvre par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) dans six pays a déjà produit ses premiers résultats au Burkina Faso. En effet, comme il vise à développer un élevage durable qui préserve la santé humaine, l'environnement et les moyens de subsistances des populations, des experts ont recueilli des données quantitatives et qualitatives sur le terrain et produit un rapport qui met en évidence le niveau actuel des impacts des différents systèmes d'élevage pratiqués au pays des Hommes intègres sur les secteurs précédemment cités.

Ainsi, au cours d'un atelier tenu, le jeudi 22 février 2018 à Ouagadougou, le représentant de la FAO au Burkina Faso, Aristide Ongone Obame a dévoilé qu'un des constats qui se dégage est que les systèmes de santé humaine et animale évoluent parallèlement alors qu'il doit y avoir des interconnexions. « Le ministère de la Santé ne saurait, par exemple, lutter contre la grippe aviaire qui est une maladie animale transmissible à l'homme sans regarder ce qui se passe au niveau de la santé animale », a-t-il justifié. Aussi, il a relevé qu'il faut beaucoup plus d'échanges entre les deux systèmes de santé, mieux, l'opérationnalisation du concept « Une santé ».

A l'écouter, le concept est le fruit d'un dialogue multipartite et pluridisciplinaire ouvert et continu, guidé par les ministères en charge de la Santé, de l'Environnement et des Ressources animales en collaboration avec le Programme africain sustainable livestock 2050 de la FAO. « Investir dans une santé est le seul moyen d'assurer un développement durable du secteur de l'élevage sans préjudices sur les autres aspects de la vie et de l'environnement », a-t-il insisté.

Mieux gérer l'environnement

De ce fait, il a annoncé que l'ASL 2050 va recruter des experts de haut niveau qui seront installés au ministère de la Santé pour mettre en place une plateforme commune pour le pays. Concernant, l'environnement, il a divulgué que le rapport indique clairement que l'élevage contribue à l'émission des gaz à effet de serre. A ce niveau, il a souligné la nécessité de prendre des mesures idoines. « Nous avons aussi constaté que l'élevage dégrade l'environnement. Il y a des surpâturages à certains niveaux et des conflits entre agriculteurs et éleveurs », a-t-il certifié. Toutefois, il a rassuré que des propositions de systèmes qui permettent une meilleure gestion des espaces environnementaux seront faites d'ici la fin du projet en 2019.

En attendant cela, le directeur général des productions animales, Souleymane Pindé, représentant le ministre des Ressources animales et halieutiques a salué l'engagement de la FAO et de l'USAID, bailleurs de fonds de l'ASL 2050 pour la mise en œuvre du projet qui constitue « une source d'espoir pour le futur ». Pour lui, l'élevage est un levier efficace de stabilisation macroéconomique et générateur de croissance économique et d'emplois de par sa contribution aux exportations à hauteur de 26% et aux revenus monétaires des ménages ruraux à près de 40%. Toutefois, il a reconnu qu'il influe négativement sur l'environnement d'où la nécessité de promouvoir un élevage durable. Il a donc assuré que le gouvernement jouera sa partition et ne ménagera aucun effort pour traduire en actions les recommandations qui seront générées par le projet.

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