22 Février 2018

Congo-Kinshasa: Affaire plastiques et sachets - La mise en œuvre sera difficile !

L'insalubrité en République démocratique du Congo devient de plus en plus une équation à plusieurs inconnues. Ainsi, pour palier à cette problématique, Bruno Tshibala, en sa qualité de Premier Ministre, chef du Gouvernement, vient de prendre des mesures contraignantes qui entreront en vigueur d'ici le mois de juillet de l'année en cours.

L'objectif de ce décret du Premier Ministre, en filigrane, semble-t-il, vise à mettre hors état de nuire, la crise environnementale qui frappe de plein fouet le pays. En réaction, les esprits éclairés de la capitale jugent moins efficace cette riposte contre l'insalubrité qui ne cessent de prendre des propensions inquiétantes au Congo de Lumumba. Ils l'ont fait savoir au cours d'une descente sur terrain.

Il y a lieu de se demander si le grand géant au cœur de l'Afrique n'est-il pas envouté par l'esprit de Belzébul, " le prince des mouches" ? A quelques limites près, la réponse peut s'avérer être positive. Rien que la ville de Kinshasa, peut tout dire. On ne peut jamais faire 30 ou 50 mètres dans toutes les artères de la capitale sans trouver un tas d'immondices. Même les engins de transport en commun ne sont pas épargnés. Dans sa mission régalienne, Bruno Tshibala, veut frapper. Mais bien avant, il a donné un moratoire à ceux qui vendent les produits à l'emballage en plastique et en sachet de pouvoir prendre des dispositions. Car, d'ici juillet, aucun produit en plastique, ni en sachet ne sera d'usage.

Pour ceux qui ont le cerveau brillant, en tout cas, loin d'être pessimistes, voient déjà l'échec de cette mesure. Ils ont, à cet effet, avancé plusieurs raisons.

D'abord, le rendez-vous manqué du donné et du recevoir entre le pouvoir public et la population. "Depuis que le Congo existe, le pouvoir public a toujours mené ses actions de façon unilatérale. C'est-à-dire, ces programmes n'ont jamais rencontré les desideratas de la population", a déclaré Morrison Ngalaso. "Cette façon de faire a toujours occasionné une rupture entre la population et les gouvernants. La décision de Bruno Tshibala n'est pas mauvaise en soi. Le problème de l'insalubrité ne se résume pas qu'à l'interdiction d'usage des produits en plastique et en sachet. Il faut juste moraliser la population face à ce fléau d'insalubrité. Dans les décharges publiques on n'y trouve pas que les bouteilles en plastiques ou les sachets.

Ceci voudrait tout simplement dire qu'il faut d'abord militer au changement de la mentalité", a-t-il renchéri. Un autre passant interrogé par votre journal sur le même sujet à Kintambo Magasin pense que le gouvernement doit d'abord rebondir avec le service d'hygiène comme à la belle époque. Et puis, procéder à la réprimande pour les récalcitrants. "Interdire les plastiques c'est bien. Mais pour moi, je pense que si le gouvernement renoue avec le service d'hygiène, ça pourrait avoir des résultats escomptés. Et, il faut également punir avec la dernière rigueur ceux qui se mettront en marge de ses dispositions" a-t-il proposé.

Congo-Kinshasa

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