23 Février 2018

Tunisie: La terrible guerre de positions

Cette spécificité du mode de scrutin pour lequel a opté la IIe République entraîne au sein de chaque parti ou coalition de partis, dans les différentes circonscriptions, de véritables batailles rangées pour se placer au plus haut de la liste candidate.

Une guerre plus acharnée qu'en 2014

En vue des Municipales du 6 mai, cette guerre des positions apparaît comme encore plus acharnée qu'en 2014, dans la mesure où les candidatures indépendantes s'empilent davantage que lors des législatives, du fait du caractère citoyen, ouvert à tout un chacun, de l'enjeu municipal. Sans oublier qu'en plus, le maire sera choisi parmi les têtes de liste.

Cette guerre entre gens portant les mêmes couleurs crée de terribles inimitiés et des rivalités qui peuvent aller jusqu'à la rupture, voire la scission ou même la démission définitive des rangs du parti. D'où la difficulté rencontrée par les différentes formations politiques lors de la confection de leurs listes.

La bataille est plus rude chez les «11»

Si le problème se pose et s'est posé chez tous les partis et toutes les listes indépendantes ou associatives, il s'est avéré d'autant plus complexe pour les listes de coalition des onze partis qui ont unifié leur candidature sous l'appellation d'Union civile. Car se pose pour eux des critères multiples de sélection dépassant la simple présupposée popularité ou compétence. Car chaque courant voudrait être le mieux placé pour avoir le maximum de chances de se retrouver au sein du Conseil municipal de telle ou telle ville, encore plus s'il s'agit d'un chef-lieu de région.

Les femmes, le jeune et les quitus fiscaux

Toute cette bataille de classement interfère, bien entendu, avec les autres exigences retenues pour les Municipales, qui sont les deux niveaux de parité homme/femme, la présence d'un jeune en bonne place sur la liste et celle recommandée d'un candidat porteur d'un handicap, sachant que tous les candidats doivent produire chacun d'eux des quitus fiscaux, l'un relatif aux impôts sur les revenus et l'autre sur les taxes municipales.

Ces dernières exigences ont constitué un frein sérieux pour de nombreux candidats dans toutes les villes et au sein de toutes les tendances, car les salariés n'ont pas l'habitude de procéder à leur déclaration annuelle, dans la mesure où l'essentiel de l'opération est dévolu à la retenue à la source, sachant que la taxe locative est un sport national plutôt délaissé.

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